Les libéraux ont trouvé une candidate pour Louis-Hébert

Ihssane El Ghernati a été choisie par le PLQ pour briguer la circonscription de Louis-Hébert.
Photo: Facebook / Ihssane El Ghernati Ihssane El Ghernati a été choisie par le PLQ pour briguer la circonscription de Louis-Hébert.

Le Parti libéral du Québec (PLQ) a choisi une proche collaboratrice de Sam Hamad pour reprendre le flambeau dans la course à l’élection partielle de Louis-Hébert.
 

Ihssane El Ghernati a été choisie par le parti pour briguer la circonscription, sans candidat libéral depuis le départ d’Éric Tétrault, sous les projecteurs pour des comportements de harcèlement qu’il a eus dans le passé.
 

La femme de 51 ans — qui « a toujours habité à Sainte-Foy », soulignent des sources libérales — est impliquée dans la circonscription de Louis-Hébert depuis 2007. Elle y était responsable du bureau de circonscription de l’ex-député Sam Hamad depuis 2008.

Ihssane El Ghernati est née au Maroc et habite au Québec depuis plus de 20 ans.
 

Elle prend la relève de l’ex-président de Manufacturiers et exportateurs du Québec, Éric Tétrault, qui a abandonné la course mercredi. Il s’est retrouvé dans la tourmente à la suite de révélations concernant des gestes qu’il a posés pendant qu’il travaillait chez ArcelorMittal, entre 2011 et 2014.
 

Le PLQ n’est pas le seul parti à avoir été contraint de remplacer son candidat dans Louis-Hébert. La Coalition avenir Québec doit annoncer dimanche que la porte-parole du Bureau du coroner, Geneviève Guilbault, sera de la course. Elle remplace le candidat Normand Sauvageau, qui a aussi démissionné mercredi en raison de plaintes pour harcèlement concernant des gestes posés pendant qu’il travaillait à la Banque Scotia.

8 commentaires
  • André Tremblay - Abonné 9 septembre 2017 19 h 23

    Encore de l'arrière-arrière garde libérale

    Un poteau peinturé en rouge aurait fait l'affaire....

  • Nicole Ste-Marie - Abonnée 10 septembre 2017 08 h 24

    Enfin !

    Une candidate avec un passé inconnue et avec laquelle on ne peut associé aucune collusion, aucune corruption et aucun harcèlement. On part à neuf dans Louis-Hébert.
    Bonne partielle.

  • Gérard Garnier - Abonné 10 septembre 2017 08 h 53

    L'art de perdre ou de gagner une élection

    De la part du Parti Libéral et de la CAQ, cela relève franchement du bricolage d'amateur. En face, la candidate du Parti Conservateur donne l'impression d'être une professionnelle et a maintenant des chances de gagner alors que c'était inimaginable au départ. Et ce sera bien mérité.

  • Jean-Marc Simard - Abonné 10 septembre 2017 09 h 36

    Perte de confiance au P.L.Q. ???

    «Le Parti libéral du Québec (PLQ) a choisi une proche collaboratrice de Sam Hamad»

    Aurait-elle aussi trempé dans les «magouilles» de son employeur Sam Hamad ?
    Je n'en sais rien...Je pose la question...Vraiment le PLQ reste attaché à ceux qui le servent bien...Si c'est le cas, ce choix peut entacher le respect de l'éthique, du moins c'est l'image que ce parti projète...Ce parti est-il incapable de faire preuve d'intégrité, du moins c'est l'image qu'il projète...Pourquoi sent-on constamment chez eux cette espèce de volonté à alimenter la magouille ou l'image négative qu'il projète ? Ce n'est certainement pas ainsi que le PLQ va regagner une confiance populaire perdue...

  • Robert Bernier - Abonné 10 septembre 2017 09 h 58

    Deux femmes, un constat

    Je constate que, tant pour la CAQ que pour le PLQ, ce sont deux femmes qui ont remplacé les candidats éjectés de la course. On donne aux femmes les jobs dont des hommes ne veulent plus.

    Et ça me rappelle un mot assez dur adressé à l'Église Catholique par Pierre Bourgault, au lendemain de la tuerie de la Polytechnique. Dans un sermon, le Cardinal de l'époque avait dit que les femmes avaient de la valeur aux yeux de l'Église. Et Bourgault de répondre que, vraisemblablement, ça n'était pas le cas puisqu'on leur refusait toujours l'accès à la prêtrise. Et de continuer en disant aux femmes que, de toute façon, elles ne devraioent pas se tourner vers l'Église pour prendre des jobs dont les hommes ne voulaient plus.

    Petit souvenir d'une autre époque? Mon constat d'aujourd'hui me porte à penser que cette époque n'est peut-être pas révolue.

    Robert Bernier
    Mirabel