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    Il y a «amplement de temps» pour que le PQ et QS s’entendent, estime Cloutier

    20 mars 2017 | Patrice Bergeron - La Presse canadienne à Québec | Québec
    Alexandre Cloutier a exprimé son optimisme, lundi, relativement à la convergence souverainiste.
    Photo: Graham Hughes Archives La Presse canadienne Alexandre Cloutier a exprimé son optimisme, lundi, relativement à la convergence souverainiste.

    Malgré la menace que pose l’arrivée de Gabriel Nadeau-Dubois chez Québec solidaire, le Parti québécois aura « amplement le temps » de s’entendre avec le parti de gauche d’ici aux élections générales de 2018, estime le député péquiste et candidat défait à la direction du PQ Alexandre Cloutier.

     

    Le plus récent sondage publié la fin de semaine dernière par le quotidien Le Devoir suggère une remontée de QS de 9 à 14 % dans les intentions de vote. Il s’agirait d’appuis grugés au détriment du PQ, qui aurait chuté de 4 % depuis que Gabriel Nadeau-Dubois a annoncé son intention de se faire élire sous la bannière des solidaires à l’élection complémentaire dans Gouin.

     

    Invité à commenter le sondage samedi dernier, le chef péquiste Jean-François Lisée avait manifesté une certaine contrariété en laissant entendre que le seul qui se réjouissait de ces chiffres était le premier ministre Philippe Couillard. Les partis d’opposition redoutent en effet que les libéraux comptent sur la division des votes pour faire élire des députés dans plusieurs circonscriptions dites « serrées ».

     

    Alexandre Cloutier a exprimé son optimisme, lundi, relativement à la convergence souverainiste, la démarche d’alliance qui vise à rapprocher les deux partis en vue des élections générales de 2018 et d’une éventuelle accession à l’indépendance.

     

    « On aura amplement le temps au cours des prochains mois de voir de quelle façon on peut en arriver à une convergence fonctionnelle avec les autres formations politiques », a déclaré le député de Lac-Saint-Jean, lors d’une conférence de presse dans le hall de l’Assemblée nationale en matinée. Pourtant, le temps file pour les machines électorales qui commenceront à se mettre en branle au moins un an avant la tenue du scrutin en octobre 2018.

     

    M. Cloutier a été extrêmement prudent dans ses commentaires, malgré l’insistance des journalistes, sur cette chute apparente des appuis au PQ au profit de QS.

     

    Il a plutôt sans cesse mis l’accent sur la démarche en cours, la volonté d’en arriver à une « entente ponctuelle » et la « grande coalition » que représente déjà le PQ.

     

    « Le Parti québécois doit démontrer sa bonne volonté [...], a-t-il souligné. On est jugé sur les gestes qu’on pose. »

     

    Le PQ a déjà posé des gestes, notamment de ne pas présenter de candidat dans Gouin pour laisser le champ libre à M. Nadeau-Dubois dans la complémentaire à venir. Pour sa part, QS dit être en faveur de la convergence, mais n’a pas encore posé de gestes concrets en ce sens.

     

    M. Lisée a déjà lui-même fait savoir qu’il avait essuyé des critiques de membres du PQ pour ses efforts en faveur d’un rapprochement avec QS.

     

    Le sondage Léger-Le Devoir a été réalisé en ligne du 13 au 16 mars 2017 auprès de 1006 personnes. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait eu une marge d’erreur de 3,1 % dans 19 cas sur 20.













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