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    La Charte des valeurs répond à un «problème urbain»

    «La priorité des régions est avant tout économique», dit le ministre délégué aux Régions

    29 août 2013 |Jessica Nadeau | Québec
    «Affirmer nos valeurs, c’est une belle chose, et je pense que les Québécois, dans leur vaste majorité, vont trouver que la proposition que nous allons déposer est équilibrée et mesurée», dit Bernard Drainville.
    Photo: La Presse canadienne (photo) Archives «Affirmer nos valeurs, c’est une belle chose, et je pense que les Québécois, dans leur vaste majorité, vont trouver que la proposition que nous allons déposer est équilibrée et mesurée», dit Bernard Drainville.

    La Charte des valeurs québécoises répond davantage à un « problème urbain » qu’à une préoccupation régionale, estime le ministre délégué aux Régions, Gaétan Lelièvre, qui parle d’une certaine « sensibilité » dans les régions qui n’est en rien comparable à ce que vivent Montréal ou les grands centres. Plusieurs de ses collègues députés abondent dans le même sens, mais affirment néanmoins que tous doivent contribuer au débat.

     

    « La priorité des régions est avant tout économique », a soutenu Gaétan Lelièvre, député de Gaspé et ministre délégué aux Régions, mercredi en marge du caucus de l’aile parlementaire du Parti québécois qui se tient à Carleton-sur-Mer, en Gaspésie. Questionné sur la Charte des valeurs québécoises, ce dernier a répondu que « c’est un problème qui est un peu plus urbain, mais il y a quand même une sensibilité dans les régions ».

     

    Parmi ces sensibilités, il y a la question de l’éducation, note le député. « L’habillement des professeurs, l’image qui est projetée aux étudiants, les valeurs québécoises, l’aspect patrimonial et historique, ce sont des éléments qui ressortent au niveau des préoccupations en région, mais c’est incomparable aux grands centres. »

     

    Si les accommodements raisonnables ne préoccupent pas autant les citoyens des régions que les questions économiques, Gaétan Lelièvre estime néanmoins que c’est un débat qui doit être partagé par tous. « On doit quand même être solidaires d’une problématique qui est nationale et on doit suivre le débat, on doit être présents et transmettre nos préoccupations.»

     

    Moins «émotif» dans les régions

     

    Son collègue de Bonaventure, Sylain Roy, qui était l’hôte du caucus dans la baie des Chaleurs, croit lui aussi que « c’est un dossier qui est émotif dans certaines régions et moins dans d’autres », précisant que « ce l’est un peu moins » dans son comté. « Moi je n’entends pas parler de crise ici. »

     

    Serge Cardin, député de Sherbrooke, soutient qu’il n’y a pas de problème dans son comté, mais rejette l’idée que la Charte ne s’applique qu’à la métropole. « Ça s’applique à l’ensemble du Québec. Moi je n’ai pas de problèmes, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y en a pas ailleurs », a soutenu celui qui a réussi à déloger le premier ministre sortant, Jean Charest, aux élections de septembre dernier.

     

    Un message repris par le vice-premier ministre et député d’Abitibi-Ouest, François Gendron. « Montréal fait partie du Québec, c’est une charte pour le Québec. Ce n’est pas parce que le point qu’on souligne aurait une acuité moindre à des endroits […] que ça ne requiert pas de regarder ça. »

     

    Questionné sur ce point à l’issue du caucus mercredi soir, la première ministre n’a pas voulu répondre, poursuivant sa route sans autre réponse qu’un petit rire en cascade qui semblait dire : meilleure chance la prochaine fois.

     

    Une Charte pour tous les Québécois

     

    De son côté, le ministre responsable de la Charte des valeurs québécoises, Bernard Drainville, s’est à nouveau défendu d’avoir une Charte uniquement pour Montréal. « Non, la Charte c’est pour tout le Québec, pour tous les Québécois, il ne faut pas voir ça seulement comme un… », n’allant pas au bout de sa pensée. « Affirmer nos valeurs, c’est une belle chose et je pense que les Québécois, dans leur vaste majorité, vont trouver que la proposition que nous allons déposer est équilibrée et mesurée. »

     

    Il estime que les débats sont positifs et se dit encouragé de voir que « les élus, les citoyens [s’approprient] de plus en plus cette question-là », qu’ils s’y intéressent et y réfléchissent.

     

    Il affirme par ailleurs voir une « ouverture » dans la position de la CAQ et de son chef, François Legault, qu’il a même félicité pour la « contribution qu’il apporte au débat » qui fera particulièrement chaud au coeur cet automne. « Je les sens ouverts d’esprit, je les sens de très bonne volonté et je pense que ça augure très bien pour les discussions qu’on aura par la suite. »

     

    Il refuse toutefois de préciser ses attentes quant au moment où la Charte pourrait être adoptée à l’Assemblée nationale s’il jouit du soutien de la CAQ. « Je ne veux pas commencer à spéculer sur l’allure ou la vitesse avec laquelle on pourra le faire adopter. […] On va faire les choses correctement, dans le respect de tous, on va prendre le temps que ça prendra. »

     
     
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