Une alliance PQ-QS promet des lendemains douloureux

Ce dont la population du Québec a besoin, c’est d’un parti qui rassemble ceux et celles qui luttent isolément, les groupes qui perdent leurs espoirs parce qu’ils luttent en ordre dispersé, les communautés qui se sentent exclues, estime l'auteur. 
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Ce dont la population du Québec a besoin, c’est d’un parti qui rassemble ceux et celles qui luttent isolément, les groupes qui perdent leurs espoirs parce qu’ils luttent en ordre dispersé, les communautés qui se sentent exclues, estime l'auteur. 

Cette société qui nous est imposée changera. Elle changera quand la population du Québec décidera qu’elle en a assez. Assez de la corruption, assez des faux-semblants identitaires pour gagner des votes, et rien, alors rien ne pourra l’arrêter. Ce qui lui manque c’est la confiance, la confiance qu’elle peut gagner, qu’elle doit gagner. C’est de cette inspiration qu’est née la mobilisation de 2012, et c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui.

 

Ce dont la population du Québec a besoin, c’est d’un parti qui rassemble ceux et celles qui luttent isolément, les groupes qui perdent leurs espoirs parce qu’ils luttent en ordre dispersé, les communautés qui se sentent exclues. Elle n’a pas besoin qu’on leur offre de s’allier ou de voter pour un parti qui les a menés à la défaite et qui a trahi les aspirations de ceux et celles qui lui avaient fait confiance.

 

Sans l’aide de personne, le PQ a implosé par lui-même, à un an de l’élection de 2012 où il était pressenti comme gagnant, quatre députées et députés influents ont quitté le navire devant une décision qui leur apparaissait scandaleuse et purement électoraliste, celle de parrainer le projet de loi 204 concernant le financement du nouveau centre Vidéotron de Québec qui visait à protéger les contrats de toutes contestations judiciaires.

 

En 2012, après neuf ans de règne libéral et d’austérité, il a été incapable de représenter l’espoir porté par la population et par la plus grande mobilisation sociale que le Québec ait jamais connue. Il a devancé les libéraux par moins de 1 %. Au lieu de tirer profit de son élection pour mobiliser la population derrière des politiques rassembleuses comme l’opposition à Énergie Est, le changement de la loi archaïque sur les mines pour la réappropriation de nos ressources, qui auraient permis de renflouer les coffres de l’État et de mieux financer nos écoles et nos services de santé, ce gouvernement a continué d’appliquer une politique néolibérale. Il a appuyé Énergie Est, nous a harnachés à Pétrolia dans un contrat secret d’exploitation pétrolière de l’île Anticosti, a conservé leurs privilèges aux compagnies minières et coupé dans les services publics et l’aide sociale.

 

Pire, la seule véritable campagne de mobilisation qu’il a faite a porté sur le nationalisme identitaire avec la charte des valeurs. Il s’en est pris aux minorités, aux communautés issues de l’immigration afin de raffermir le « Nous » québécois. C’est la seule leçon qu’il a tirée pour gagner l’élection, raffermir le « Nous » en entretenant les préjugés. Il a appliqué une politique odieuse qui a fracturé le Québec, conforté ou même envoyé les communautés culturelles dans les bras des libéraux, et s’est ainsi disqualifié de toute possibilité de gagner un référendum. Au final, il a perdu l’élection qu’il avait lui-même déclenchée en contradiction avec sa propre Loi électorale et avec le taux d’appui le plus bas de son histoire.

 

Le discrédit du PQ

 

Malgré tout ça, certaines personnes pensent qu’il faut encore faire la preuve du discrédit du PQ. Les politiques d’alliances représenteraient ainsi une posture pour obliger le PQ à accepter nos revendications ou à rompre les discussions. D’autres pensent qu’il est possible de troquer des circonscriptions avec le PQ, en les convainquant que nous avons plus de chances qu’eux dans un nombre restreint de circonscriptions, de défaire les libéraux. En échange, on leur laisserait le champ libre dans un grand nombre de circonscriptions.

 

Mais la politique ne sait souffrir d’analyses microscopiques. C’est d’ailleurs l’a b c de la sociologie. À force de regarder la politique par le petit bout de la lorgnette, on finit par perdre de vue la vision globale. L’impact de telles alliances ne peut être considéré isolément pour chaque circonscription sans voir la conséquence globale que cela entraîne. Au final, on est en train de dire à l’électorat que le PQ représente une option valable. Et c’est ça qui est déterminant. Pour le reste, croire que le PQ va accepter de se retirer dans des circonscriptions où il est loin devant nous, c’est de la pensée magique. Même en ajoutant 100 % des votes solidaires dans les circonscriptions libérales prenables, le PQ n’arrive pas à un nombre suffisant de circonscriptions pour prendre le pouvoir. Il lui faut absolument celles de la CAQ.

 

La réforme du mode du scrutin est certainement le dernier argument servi par les défenseurs des alliances qui incluent dans ce cas la CAQ. Il va sans dire que le PQ et la CAQ ont comme priorité absolue de prendre le pouvoir et sont en compétition entre eux. La question identitaire risque de devenir le terrain qui fera monter les enchères, et à la table du nationalisme identitaire, la démocratie sera certainement la dernière invitée. Alors une alliance pour la réforme du scrutin est certainement la dernière de leurs préoccupations. Ils ont d’ailleurs déjà décliné l’offre.

 

Durant cette période, Québec solidaire a continué de gagner des appuis partout. Dans ce contexte, nous sommes devenus, encore plus qu’en 2012, un adversaire dangereux pour la direction du PQ, et pour cause. Nous représentons un boulet dont il doit se débarrasser en tentant de nous discréditer afin de passer aux choses sérieuses.

 

Nous sommes en croissance, nous sommes le parti porteur d’espoir et rassembleur des sensibilités et des luttes de résistance. Il est plus que temps de nous attaquer nous aussi aux véritables enjeux. Et nous devons commencer par rassembler les plus proches de nous, comme Option nationale. Ce qui peut rassembler, c’est un projet qui s’adresse à la population, à ceux et à celles qui luttent pour une meilleure qualité de vie pour un Québec inclusif et ouvert sur le monde. Et Québec solidaire en est porteur avec ceux et celles qui voudront bien faire équipe avec nous.

  • Nadia Alexan - Abonnée 19 mai 2017 02 h 10

    Une alliance pour nous libérer des Libéraux!

    Mon cher André Frappier: «Un Québec inclusif et ouvert sur le monde» ne veut pas dire accepter l'intégrisme Wahhabiste, toxique de l'Arabie saoudite parmi nous. Les principes de l'égalité homme/femme, des droits LGBT, de la liberté d'expression, de la séparation entre l'État et l'Église sont des valeurs universelles et non négociables. Ce sont des valeurs pour lesquelles les femmes arabes se sont battues pour faire avancer le sort de leurs consœurs. En démonisant la charte de valeurs universelles, qui n'a rien à faire avec les valeurs identitaires, QS a abdiqué la lutte pour les droits des femmes. En délaissant la lutte pour la laïcité dans nos instances publiques, QS a trahi la Révolution tranquille qui préconisait la laïcité de l'état québécois.
    On a sorti les religieux de nos écoles publiques et maintenant, les islamistes veulent nous ramener les salles de prières et les cafétérias halales dans nos instances publiques. Un peu de cohérence, Monsieur Frappier.
    Ceux qui préconisent une alliance avec le PQ, c'est exactement pour le bien commun et pour une meilleure qualité de vie que l'on veut se débarrasser des Libéraux.
    Peut-être le PQ sera plus flexible cette fois-ci pour accepter nos revendications. Il faudrait au moins essayer avant de jeter l'idée d'une alliance avec le PQ et peut-être, une fois qu'on a gagné, une coalition des partis progressistes pourrait introduire le scrutin proportionnel, tant convoité.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 19 mai 2017 11 h 51

      Ma chère Nadia Alexan, il me semble que vous lancez un commentaire concernant le débat sur la laïcité, alors que la lettre d'André Frappier fait la critique de l'ensemble des positions politiques du PQ. Et lorsqu'il fait référence à ce dossier, c'est dans le contexte des débats provoqués par la charte Drainville et de ses effets pour "démoniser" les communautés culturelles, particulièrement les femmes musulmanes.

      " la seule véritable campagne de mobilisation qu'il (gouvernement Marois) a faite a porté sur le nationalisme identitaire avec la charte des valeurs. Il s’en est pris aux minorités, aux communautés issues de l’immigration afin de raffermir le « Nous » québécois. C’est la seule leçon qu’il a tirée pour gagner l’élection, raffermir le « Nous » en entretenant les préjugés. Il a appliqué une politique odieuse qui a fracturé le Québec, conforté ou même envoyé les communautés culturelles dans les bras des libéraux, et s’est ainsi disqualifié de toute possibilité de gagner un référendum."

      Enfin, Madame Alexan. Vous semblez avoir oublié deux faits. Le premier concerne la communauté musulmane de Québec. Des "fanatiques" identitaires québécois, ça existe. Des grafitis, des messages haïneux et le dépôt d'une tête de porc à l'entrée d'une mosquée de Québec. Pour finir, un jeune québécois entre dans un lieu de prière et assassine à bout portant 6 personnes et en blesser 15 autres. En faut-il plus pour que les nationalistes du "nous" identitaires du Québec regardent autour d'eux et comprennent le sens de l'expression "projet de société inclusif".

      Deuxième fait. Retour au projet de la Charte Drainville et du débat sur les "valeurs"! Qui dans ce débat a abdiqué pour défendre les droits de TOUTES les femmes? Regardez du côté des "identitaires" et non du côté de QS. Pour QS, TOUTES les femmes ont le même droit de choisir de s'habiller comme elles l'entendent. Si la Charte Drainville n'a pas été votée à l'AN, demandez-le au PQ qui en avait fait l'enjeu électoral

    • Nadia Alexan - Abonnée 19 mai 2017 21 h 36

      À monsieur Jean Jacques Roy: Vous n'avez pas compris encore que le voile est l'étendard de l'Islam politique, misogyne, qui déteste notre démocratie. L’islam politique propagé par les pétrodollars de l’Arabie saoudite, a envahi non seulement le Moyen-Orient, où il n’arrête pas de réclamer le retour strict de la charia, mais aussi à l’Occident, où il mène une campagne très énergique pour conquérir la civilisation des Lumières et ramener la gloire du califat du VIIe siècle.
      Ce courant salafiste mine les gains faits par les féministes arabes, courageuses, qui se sont battues pour faire avancer les droits des femmes et les sortir de l’emprise de la religion. Ce voile est le symbole de la soumission au patriarcat.
      Il n’y a rien, ni dans la culture ni dans le Coran, qui oblige la femme musulmane à porter le voile. […] Le voile n’est pas un bout de tissu anodin, comme on le prétend. Bien au contraire, il véhicule le prosélytisme d’un islam fanatique et totalitaire.
      La plupart des femmes musulmanes de Montréal ne portent pas le voile. Sont-elles moins pieuses pour autant ? QS a abandonné les femmes émancipées qui ne veulent pas porter ce symbole misogyne.
      La Charte des valeurs a été diabolisée par des intérêts politiques. On a besoin de balises pour encadrer les accommodements et le prosélytisme au seine de la fonction publique. Les pères de la Révolution tranquille voulaient enraciner la laïcité au Québec.
      Pour comprendre la portée toxique de l'Islam politique, lisez mon article intitulé: «Arrêtons de dorloter l'intégrisme,» dans le Devoir. http://www.ledevoir.com/politique/quebec/389246/ar

    • Jean Jacques Roy - Abonné 20 mai 2017 13 h 55

      "Il n’y a rien, ni dans la culture ni dans le Coran, qui oblige la femme musulmane à porter le voile."

      Madam Alexan. Les femmes musulmanes, les femmes juives, les femmes chrétiennes etc... qui vivent au Québec et au Canada sont protégées par la Charte des droits et liberté. Rien, dans le code civile n'oblige une femme de s'habiller comme elle le veut. Si les bonnes soeurs veulent garder voiles et cornettes, c'est leur droit. Si on voulait les contraindre de le faire contre leur gré, la loi peut sëvir leurs oppresseurs! Il en va de même pour les femmes qui portent des voiles, si elles sont contraintes de le faire, elles ont au Québec tous les recours voulus pour changer leurs voiles pour d'autres vêtements... et si elles ont le support des femmes et groupes féministes, elles peuvent divorcer si c'est le mari l'oppresseur et devenir une femme indépendante et libre.

      Ne croyez-vous pas, Madame, que ce droit à disposer de son corps et de ses options de vie est fondamentale? Au lieu de tirer des boulets sur leurs co-soeurs qui ne partagent pas leurs options, les féministes n'auraient-elles mieux à faire pour soutenir celles qui cherchent à véritablement se libérer de l'oppression?

      Quant à savoir si je comprends ou pas les différents symboles liés aux différentes formes d'intégrisme! N'ayez crainte, j'en apprends hélas de plus en plus dans le ciel des horreurs. Pour le moment, l'intégrisme qui me préoccupe le plus dans le contexte du Québec, c'est celui du courant du "nous" identitaire... drôlement plus présent et agissant que les dangers appréhendés de l'invasion islamique.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 21 mai 2017 09 h 00

      À Nadia Alexan,

      "Ceux qui préconisent une alliance avec le PQ, c'est exactement pour le bien commun.." - Nadia Alexan

      Votre obssession de l'islamisme vous masque la vue générale de ce qu'est devenu le PQ à mon avis.

      En quoi le PQ serait-il le moindrement un parti du "bien commun" quand on sait que le Parti québécois endosse le même dogme du déficit zéro; les mêmes budgets d'austérité; les mêmes magouilles électorales; le même financement sectoriel; les mêmes attaques à l'aide sociale; les mêmes politiques pros-pétrole; le même passage du pipeline d'Endbrige; le gaz de schiste à Anticosti; le même financement du Plan Nord (800 millions) ; le même graissage des banques et des multinationales à coups de millards; le même rejet de Pharma-Québec et les mêmes arrestation par l'UPAC?

      Un coup parti...

      - Pourquoi ne pas converger avec le Parti libéral??

      Comme le disais si bien le regretté Michel Chartrand, ces deux partis-là se ressemblent comme une paires de fesses.

      Christian Montmarquette

  • Gaston Bourdages - Abonné 19 mai 2017 04 h 54

    S'il vous plaît, gens de QS....

    ...restez QS ! Vous risquez l'assimilation, la perte d'identité, l'appauvrissement de vos couleurs et saveurs pour finalement disparaître. Je suis de celles et ceux du Québec ayant besoin d'un porteur de flambeau de Justice Sociale. Celle dont parle et vit madame David. De cette dernière, je rêve de pouvoir incarner un jour l'éloquente capacité « ...d'être en désaccord dans le respect et le non-jugement.» Cf. Chronique de madame Josée Blanchette : « La mère de Québec Solidaire » Continuez à nous parler de Justice Sociale. Rabâchez-nous en les oreilles mais surtout le coeur et l'esprit. Un superbe congrès à vous en fin de semaine !
    Sans prétetnion,
    Gaston Bourdages,
    Simple citoyen.

    • Roxane Bertrand - Abonnée 19 mai 2017 17 h 19

      Si un parlement de coalition réussi à instaurer le votre proportionnel, QS en sort grand gagnant. Il multiplie par 12 sa représentation actuelle à l'assemblé nationale.

      Ça ne sert pas à grand chose de dénoncer sans pouvoir agir...même qu'actuellement, cela crée plus d'injustice sociale car cela fait gouverner un parti qui ne représente qu'à peine 30% des gens.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 21 mai 2017 10 h 32

      À Roxane Bertrand,

      "Ça ne sert pas à grand chose de dénoncer sans pouvoir agir." - Roxane Bertrand

      Il semble que vous ayez une vision bien électoraliste et bien étriquée de l'action politique.

      Quand on sait que non seulement Manon Massé vient tout juste de gagner sa bataille pour le maintien de Sainte-Marie-Saint-Jacques dans la carte électorale. Mais que la Commission Charbonneau a été obtenue par une mobilisation générale et que le gouvernement Charest a été débarqué par la grève étudiante et les manifestations des casseroles.

      Il existe aussi des procédures légales pour combattre des lois abusives comme le règlement P-6 de la Ville de Montréal qui vient justement de perdre un bon paquet de plumes à la Cour du Québec.

      Or donc, pourquoi n'en serait-il pas de même pour obtenir le scrutin proportionnel, et ce, même avant 2018, puisque la fenêtre politique n'aura jamais été aussi grande ouverte et les libéraux aussi isolés sur cette question?

      Serez-vous de la bataille avec nous, si QS la fait Mme Bertrand?

      Christian Montmarquette

  • Marcel Lemieux - Abonné 19 mai 2017 06 h 02

    Vous avez raison

    Advenant une fusion QS,PQ aux congrès de cette fin de semaine mes espoirs seront vains. Donc je retirerai mon appui à QS.

    • Danielle Houle - Abonnée 19 mai 2017 10 h 25

      Vous avez raison... non aux alliances. Il vaut bien mieux s'assurer de ré-élire les libéraux n'est ce pas?

    • Jean Jacques Roy - Abonné 19 mai 2017 21 h 32

      Monsieur Lemieux, il n'est nullement question de fusion entre ces deux partis (QS-PQ). En fin de semaine, les congrésistes solidaires discutent et décideront si, pour les élections de 2018, QS negociera (ou non) des ententes avec le PQ. Advenant des pactes, on présume que QS s'engagerait à "être absent" des comptés où le PQ livre des batailles serrées soit avec la CAQ, soit avec le PLQ.

      En plus du questionnement soulevé par André Frappier sur l'inconsistance politique du PQ, d'autres solidaires posent d'autres questions pragmatiques?
      Par exemple... Dans quels comptés en dehors de Montréal se retirerait le PQ et qui permettrait effectivement à QS de déloger des caquistes ou des libéraux? De plus, là où le PQ ou QS serait "absent"... rien ne garantit que péquistes et/ou solidaires ... iront voter! Ce n'est pas parce qu'un petit chef péquiste ou solidaire dira "nous convergons"... que les troupes suivront...

  • Jean Lapointe - Abonné 19 mai 2017 06 h 49

    On en apprend sur monsieur Frappier

    «Dans ce contexte, nous sommes devenus, encore plus qu’en 2012, un adversaire dangereux pour la direction du PQ, et pour cause. Nous représentons un boulet dont il doit se débarrasser en tentant de nous discréditer afin de passer aux choses sérieuses.» (André Frappier)

    Si je comprends bien, monsieur Frappier est d'avis que lorsqu' un parti politique comme le Parti québécois ne partage pas les mêmes idées qu'un autre parti politique tel que Québec solidaire il représente un boulet pour ce parti et il doit donc tenter de «s'en débarrasser».

    En fait, ce qu'on constate c'est que monsieur Frappier nous informe sur sa façon de penser en politique.

    D'après lui il ne peut exister différents partis politiques qui puissent se disputer les appuis de la population. Si un parti est en concurrence avec un autre parti il doit travailler à s'en «débarrasser» au lieu de propager et défendre ses idées comme le fait l'autre parti.

    En d'autres mots,si je comprends bien, monsieur Frappier nous fait savoir qu'il n'est pas favorable à la démocratie et qu'il favorise plutôt la dictature.

    Si c'est là ce que pense le Parti Québec solidaire, il est important que toute la population en soit mise au courant parce que je doute fort que la majorité de la population favorise la dictature plutôt que la démocratie.

  • Pierre Grandchamp - Abonné 19 mai 2017 06 h 59

    Double discours de QS

    Le double discours de QS

    Plus ou moins la moitié des membres de ce parti sont clairement fédéralistes. Les exemples sont nombreux de liens entre des Solidaires et le parti le plus fédéraliste, soit le NPD.

    Il suffit de lire le programme de ce parti pour comprendre qu’il y a loin de la coupe aux lèvres vers le pouvoir.

    • Pierre Simard - Inscrit 19 mai 2017 13 h 16

      ..., assez des faux-semblants identitaires pour gagner des votes, et... (André Frappier)

      Ce paradoxe de QS montre clairement le double discours qu'ils savent très bien utiliser pour des fins électoralistes. Dommage.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 19 mai 2017 15 h 19

      Je suis de plus en plus convaincu que le débat sur la « convergence » avec Québec solidaire est mal engagée. Le principal ennemi de ce dernier semble être le PQ plutôt que le PLQ.

      Je me méfie de l’hypocrisie de Québec solidaire en rapport avec l’indépendance du Québec. Je suis un socialiste de coeur et d'esprit, appréciant le modèle social québécois, mais QS ne m'apparait pas honnête ni réaliste dans son discours et ses actes.

      Je pense qu'une coalition PQ-CAQ serait plus viable que PQ-QS pour déloger le parti libéral de Couillard.

    • Patrick Boulanger - Abonné 20 mai 2017 22 h 31

      @ M. Grandchamp

      « Plus ou moins la moitié des membres de ce parti sont clairement fédéralistes.»?


      M. Grandchamp, j'ai l'impression que vous mélangez le mot « membre » avec le mot « sympathisant ». À ma connaissance, il n'y a pas de données disponibles sur le positionnement des membres de QS par rapport à la question nationale.

      « Les exemples sont nombreux de liens entre des Solidaires et le parti le plus fédéraliste, soit le NPD. »?

      Pouvez-vous exemplifier ces liens, M. Grandchamp?

    • Christian Montmarquette - Inscrit 21 mai 2017 09 h 09

      - Hahaha!!!

      Mais pour qui les péquistes se prennent-ils à la fin pour donner des leçons d'indépendance aux autres?

      Ces péquistes qui n'auront pas eu de référendum au programme durant plus de 28 ans en 2022!!!

      C'est complètement ridicule.

      Une petite gène ne vous ferait pas de tort les copains!

      Avant de critiquer les autres...Regardez donc la poutre que vous avez dans l'oeil et l'élephant que vous avez dans la pièce!

      Risible!

      Christian Montmarquette