Identité, prise 3

Un dernier sondage nous dit que personne n’est à l’abri, finalement. Même le Canada propret de Justin Trudeau, coiffant le palmarès des « meilleurs pays du monde », n’est pas sans relents xénophobes. C’est une des conclusions du sondage CROP–ICI Radio-Canada dévoilées cette semaine. Si le Québec se montre plus frileux devant les signes religieux et les musulmans, en particulier, le Canada anglais craint lui aussi pour ses « valeurs ».

 

C’est vous dire combien le monde bienveillant de l’après-guerre, un monde bâti sur l’ouverture aux autres et l’édification des droits de la personne, ratatine comme peau de chagrin. Je suis toujours un peu soufflée de constater à quel point les temps ont changé en l’espace d’une génération ou deux. Il y a 25 ans, il aurait été impensable qu’un Donald Trump aux États-Unis, un Geert Wilders aux Pays-Bas et une Marine Le Pen en France prennent le pouvoir. Aujourd’hui, sondage après sondage, on confirme que la combinaison fatale de tout ce qu’il y a de plus archaïque, la peur de l’Autre, avec tout ce qu’il y a de plus nouveau, la mondialisation et la haute technologie, nous pousse, partout en Occident, à nous recroqueviller sur nous-mêmes.

 

Mais le sondage révèle autre chose : il y a de moins en moins de différences entre le Québec et le ROC (rest of Canada). Mis à part la langue, bien sûr, nous chérissons les mêmes valeurs et éprouvons beaucoup les mêmes craintes. C’est une autre raison pourquoi le nationalisme québécois a besoin d’une mise à jour. La notion de survivance, qui a toujours été au coeur de la Belle Province, s’est édifiée à l’encontre du Canada anglais. Depuis la Conquête jusqu’à la Révolution tranquille, le Québec a assuré sa pérennité en construisant des murs. La religion, la ruralité et la langue ont agi comme remparts, comme répudiation permanente de la domination anglaise. À partir de 1960, la survivance s’est incarnée de tout autre façon : en s’opposant mano a mano au gouvernement canadien. Désormais « maîtres chez nous », on exige la séparation des pouvoirs, et que ça saute. Le Canada français, qui depuis ses débuts a toujours été plus lent que son pendant anglais, déboule tout à coup.

 

Le dernier référendum, en 1995, est le dernier sursaut de ce bras de fer entre le Canada et le Québec. Il n’y aurait pas eu de référendum sans la trahison de Meech, sans la profonde indifférence du ROC envers les demandes du Québec. Ils nous ont craché dessus, alors on s’en va. Pas la meilleure raison de faire l’indépendance, remarquez, mais ç’a failli marcher.

 

Ce temps, par contre, est révolu. D’abord, de Stephen Harper à Justin Trudeau, on refuse de rejouer dans ce film-là. Au Canada, l’heure est à la réconciliation et aux gestes symboliques. Tenter de faire d’Ottawa, du ROC, du multiculturalisme ou du fantôme de Pierre Trudeau un genre de père Fouettard, 25 ans après que la guerre est terminée, frise le ridicule. Un peu comme la présence du Bloc à Ottawa, d’ailleurs. Essayer de maintenir le Canada anglais dans le rôle de l’« oppresseur », alors que non seulement nous nous ressemblons de plus en plus, mais que de véritables oppressions pèsent sur nous — la dégradation de l’environnement, l’effritement de l’espace démocratique, la crise de l’immigration —, ne tient pas debout. La majorité des jeunes de moins de 35 ans vous le diront.

 

Au cours des 40 dernières années, le nationalisme québécois s’est recroquevillé sur lui-même, lui aussi. À partir de 1995, soufflé par deux échecs, il s’est maintenu à coups de crainte de l’immigrant, comme je l’écrivais la semaine dernière, et de diabolisation d’Ottawa. Deux négatifs, deux positions défensives, deux soustractions plutôt que des additions. On pourrait trouver mieux, non ?

 

Il me semble qu’il y a ici une occasion en or de ressouder l’identité québécoise sur quelque chose de plus positif. Il faut certes faire la promotion de la culture et de la langue, mais aussi la promotion de tout ce qui est vivant et de ce que nous avons le devoir de faire vivre encore longtemps, l’environnement. La promotion de la diversité plutôt que de l’uniformité, du débat plutôt que de la censure, d’une véritable laïcité plutôt que de cette catho-laïcité qui embrouille les esprits. Le Québec est un endroit foncièrement généreux, créateur, capable de se mobiliser. Je rêve que nous devenions les Lumières d’un début de siècle encore plongé dans le noir.

  • Nadia Alexan - Abonnée 15 mars 2017 00 h 51

    On ne peut pas «devenir les lumières» en rejetant les lumières!

    On ne peut pas «devenir les lumières» en rejetant les lumières et en embrassant la noirceur, Madame Pelletier. Les lumières nous ont sortis du carcan de la religion que les islamistes veulent nous réinstaurer. Ni les Québécois ni les Canadiens n'ont peur de l'autre comme vous le dites. Les Québécois sont très accueillants, mais ils sont dégoutés par le retour de l'intégrisme au sein de nos instances publiques. Personne ne rejette les immigrants comme Fatima Hoda-Pepin, Boucar Diouf, Nadia Elmabrouk, Djamila Ben Habib et la majorité de la communauté musulmane, qui ne portent pas le voile et qui s'intègrent très bien à la société hôte. Ce que les gens détestent c'est l'intégrisme ostentatoire et le prosélytisme de l'islam politique propagé par l'Arabie saoudite. On n’a pas besoin d'étaler sa religion sur la place publique pour démontrer notre foi. Arrêtons de dorloter l'intégrisme!

    • Margot Savoie - Abonnée 15 mars 2017 10 h 38

      Merci de votre commentaire qui rejoint mon point de vue sur le sujet.

    • Claude Bariteau - Abonné 15 mars 2017 11 h 17

      Le problème de madame Pelletier n'est pas le rejet des lumières, mais celui du Québec.

      À sa prise 2, sa cible fut le Québec. J’ai applaudi, car, comme l’a dit Jacques Parizeau, on ne le pense plus en entité territoriale et politique. Aussi étais-je ouvert, espérant qu'elle regarde ce tout avec un grand angle, des fondus-enchaînés sur l’avenir et des flash-backs sur le passé.

      Hélas, aujourd’hui, elle commence avec des flash-backs sur un passé récent en le coupant de sa genèse. Après, elle fait des fondus-enchaînés sur des concepts (dégradation de l’environnement, effritement de l’espace démocratique, crise de l’immigration) sans ancrage avec, pour visée, une autre cible, le Canada, là où l’heure serait à la réconciliation et aux gestes symboliques.

      Vraiment son jeu de caméra m’a déçu. Il ressemble à celui d’un magicien qui, ayant ramassé un lapin répugnant, l’insère ganté dans un chapeau haute-forme, puis, de sa baguette, en fait sortir un tout blanc muni d’un collier de feuilles d’érables tenu en laisse grâce à un tube, genre pipeline doré, par un fantôme qui le traîne dans un clapier où se trouvent tous les lapins de ce pays.

      Un autre scénario s’imposait si le Québec est sa cible, comme vous elle le laissa entendre. Il lui faudrait le concevoir en peuple présent au monde, ce qui implique d’identifier des éléments crédibles de sa présence à l’international, en Amérique du Nord et au Québec plutôt que dans le nouveau clapier canadien.

      Si vosare prise 3 est tout ce qu'elle a en tête, elle erre comme les ex-pseudo-patriotes associés à des haut-canadiens qui ont transformé le peuple québécois d’alors en lapins coincés dans les clapiers du clergé et n’ayant pour univers qu’un monde mythifié, ce dont, depuis les années soixante, des créateurs comme Hubert Aquin, ont voulu les libérer en pensant pays à inventer plutôt que clapier.

      En la lisant, il m’est impossible de penser qu'elle puisse imaginer un Québec de la trempe de ces créateurs.

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 15 mars 2017 11 h 20

      Vous avez mal compris madame Pelletier.

      Dans ses rêves, il n’y a qu’elle qui deviendrait une lumière. C’est la raison pour laquelle elle s’acharne à éteindre celle des autres pour que l’on puisse voir un jour briller la sienne.

      Accordons lui encore un peu de temps, elle n’en est qu’à la prise trois.

    • André Joyal - Abonné 15 mars 2017 11 h 32

      Bien d'accord avec vous Mme Alexan, même si - je le répeterai toujours - je ne suis pas du tout certain que le futur porte-parole de QS partage votre avis sur l'islam politique.

      Mais, parlons de la prise 3, en espérant que c'est bien la dernière. J'ai écrit il y a 3 semaines que je m'attendais au pire étant donné la suite annoncée. Parlons de «l'Autre»: ce dernier sera toujours le bienvenu s'il ne présente pas à nos douanes drapé dans le drapeau de son pays d'origine comme s'il venait ici pour en créer une succursale. Idem, s'il est croyant, si il accepte de pratiquer sa religion avec DISCRÉTION.

      Quant aux jeunes de moins de 35 ans, si chers à Mme Pelletier, je les invite, une fois n'est pas coutume, à oublier leurs réseaux sociaux le temps d'aller à la Bibliothèque nationale. Ils pourront consulter les articles que l'ancien conseiller de René Lévesque, Pierre Harvey (ex prof. des HEC), a publié dans «l'Actuaité économique» du début des années 60. Ils verront, ô combien, à cette époque, le Québec comptaitbien peu aux yeux du gouvernement Diefenbaker qui n'en avait que pour l'Ontario. Ces jeunes, s'ils sont un tant soit peu allumés, feront un parallèle avec le gouvement Trudeau et pourront dire: «Cou'donc! Nos parents n'ont peut-être pas tort».

      Enfn, la prise 3, à tout le moins, se termine bien, avec le souhait d'une laïcité véritable: oui, sans adjectif.

    • Jacques Patenaude - Abonné 15 mars 2017 11 h 56

      Ça fait déjà trois chroniques où Mme Pelletier nous dit ce contre quoi elle est, (sauf un court paragraphe à la fin). Je suppose qu'une quatrième chronique nous dira enfin ce qu'elle nous propose comme projet.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 15 mars 2017 12 h 20

      Par ce sondage, le peuple a parlé. Il n'est pas le seul à penser ainsi. Et vous, madame Pelletier, semblez ne pas accepter qu'il ne veuille pas tomber à pied joint dans le «melting pot». Le peuple québécois veut accueillir correctement un nombre d'immigrants i.e. leur apprendre la langue française et les intégrer à notre culture et à notre vision de société où la pratique de la religion est une affaire discrète et personnelle. Qu'est ce qu'il y a de mal à ça?

      Il y a quelque temps avant le référendum en Grande-Bretagne, les élites n'ont pas écouté le peuple britannique qui pourtant donnait des signes assez clairs d'insatisfaction. Il a fallu les résultats d'un Brexit pour qu'ils entendent leur voix.

    • Benoit Toupin - Abonné 15 mars 2017 14 h 23

      Fallait-il 3 prises pour démontrer une telle méconnaissance de l'âme des québécois et du nationalisme raisonnable qui se développe pas à pas. Fallait-il 3 textes pour démontrer l'incapacité d'aller au delà des apparences et de la facilité toute courbée devant le multiculturalisme sans le moindre sens critique de ses écueils et de ses effets sur la façon d'isoler les uns des autres, de rendre impossible la gestion des empiètements de libertés individuelles etc.

      Les québécois sont généreux, accueillants et sensibles au bien-être humain; les exemples sont si nombreux, nationalistes Québécois comme Canadiens. Le fameux sondage de Radio-Canada et le traitement manipulateur qui s'en suivit montre que derrière une belle image, il se perd de belle occasion d'aller au delà des idées toutes faites. Les gens ne favorisent pas le repli sur eux-même, ils disent simplement que certaines questions étaient réglées et s'impatientent lorsque certains se conduisent comme s'ils souhaitaient revenir en arrière. Cette idée peut s'exprimer en toute liberté, j'imagine... Sauf qu'en distribuant des étiquettes et en démonisant ceux qui expriment le malaise, quelques fois bien malhabilement, on oublie que les libertés individuelles se cotoient de près et qu'il faut bien un minimum de retenu et d'ouverture réciproque plutôt qu'une opposition féroce des droits indivivduelles.

      A Madame Pelletier, je dois rappeler que note histoire commence bien avant la conquête, la résilience de nos ancêtres mérite d'être un haut fait de notre histoire. Le nationalisme n'est pas contre quiconque mais plutôt un lien entre ceux qui ont fait l'histoire et qui la font aujourd'hui. Parce qu'il est difficile de se dire intégré à la société québécoise si on ne porte pas attention aux faits qui l'on contruit. L'intégration canadienne est bien différente ou s'illusionne d'être différente...

    • Jean Duchesneau - Abonné 15 mars 2017 15 h 20

      "(...) il y a de moins en moins de différences entre le Québec et le ROC (rest of Canada). Mis à part la langue, bien sûr, nous chérissons les mêmes valeurs et éprouvons beaucoup les mêmes craintes."

      Je vous donne raison sur un point Mme Pelletier, il y a convergence en ce qui a trait à la détestation du ROC envers le Québec et les Québécois envers eux-même! N'est-ce pas sur ce clou, que ces sondages bidons, ces politiciens corrompus et ces chroniques douteuses, enfoncent dans la tête des Québécois qu'ils sont xénophobes et racistes!

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 15 mars 2017 16 h 03

      Je n'accorde aucune crédibilité à Mme Pelletier. Je me demande ce qu'elle fait au Devoir, et pourquoi on l'y a invitée.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 16 mars 2017 10 h 47

      Madame Benhabib porte un voile d'un autre genre. Un peu plus bas. C'est tout. Elle l'ôterait, elle verrait qu'ici, c'est pas Oran et qu'on n'est pas en 1994. Mais elle peut continuer à en vendre des copies. On est au Québec, en 2017.

    • Carmen Labelle - Abonnée 16 mars 2017 11 h 09

      @Richard Maltais: «On est au québec, en 2017». C'est à ceux qui veulent vivre comme en Arabie en 1720 que vous devriez dire ça.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 16 mars 2017 13 h 34

      @Carmen Labelle : ou à ceux qui voudraient qu'on retourne à l'ère duplessiste en remplaçant l'Église Catholique par une autre orthodoxie sociale répressive de la différence.

    • Jean-Henry Noël - Inscrit 17 mars 2017 15 h 05


      Mais Monsieur, comment définissez-vous «intégration» ? Les gens que vous citez tiennent le même discours que vous. Faut-il accepter que tout est parfait au Québec ? Qu'il n'y a ni xénophobie, ni racisme, ni ismlamophobie ? Comment expliquer que les Noirs et les Arabes ont des problèmes associés au logement et au travail ? Comment-expliquez-vous que le taux de chômage est beaucoup plus élevé chez ces derniers ? Les gens que vous citez manifestement n'ont pas ces problèmes. Seraient-ils particuliers ? Et en quoi consiste cette particularité ? Si vous vous penchez sur cette particularité et que vous pouvez la définir, peut-être pourriez-vous ouvrir toutes grandes à tous les immigrants les portes de l'intégration. Je sais ce qu'elle est et refuse de l'exposer. Ah! vous avez oublié Maka Moto.

  • Denis Paquette - Abonné 15 mars 2017 01 h 18

    c'est toutes l'administration de la planete qui est a risque

    si le capitalisme mondiale est fragile ,les religions qui le soustendent le sont également, c'est toute l'administration de la planète qui est a risques, la conscience cyber en a mis a jour les lacunes et ce n'est pas demain la veille qui suffira a recréer de nouvelles espérances, combien de gens dans le monde sont a la limite de leur survie, et meme dans des pays que l'on croyait riches, le phénomène Trump, et la droite qui émerge partout n'est pas un hasard, s'il faudrait qu'un jour que nos liens économiques soient rompus que deviendrait le Canada et les provinces , est ce que les maritimes ne sont a la limites de leur capacité, peut etre qu'un jour le nationaliste québécois renaitra mais il n'est pas évident que ca soit pour les bonnes raisons

  • Clermont Domingue - Abonné 15 mars 2017 01 h 19

    Enlève ton voile ma soeur,enlève ton voile...

    L'être humain est doté d'une mémoire, d'une conscience et d'une imagination. Il vit généralement dans le présent, CONSCIENT de qui il est, de ce qu'il fait et des relations qu'il entretient avec son environnement.Grâce à sa MÉMOIRE,il peut aussi retourner dans son passé. Par son IMAGINATION, il peut se projeter dans le futur et y voir son avenir.

    Chères soeurs musulmanes, les Québécoises et Québécois vous aiment, mais elles (ils) détessent votre voile.Je vais vous expliquer pourquoi il en est ainsi et je vous demande de nous aider à vaincre nos vieux démons pour que nous puissions vivre en harmonie.

    Pendant très longtemps,les Québécois(es)ont vécu la dictature morale de leur religion. Soumis(es) au discours des clercs, nous vivions dans la peur. Il y avait le bien et le mal. Il y avait les vertus et les péchés.Ceux qui s'adonnaient au péché allaient en enfer.Les autres allaient au Ciel après leur mort. Au Ciel,il y avait sept niveaux; pas d'égalité.

    Ma mère était ambitieuse, elle voulait aller au septième niveau.Après avoir fait six enfants, Thérèse,ma mère, cherchait le moyen de ne pas en avoir d'autres.C'est à ce moment que Lucien, mon père,est allé en retraite fermée à Québec. Il en est revenu convaincu qu'on doit prendre les enfants que le Bon Dieu nous envoie. Ils se sont remis à l'ouvrage et Thérèse en a fait huit autres. Ils se sont retrouvés avec cinq filles et neuf garçons.

    Mes soeurs, vos voiles nous ramènent le souvenir de la pénible dictature morale dont je me souviens très bien. Quand elles se projettent dans le futur, certaines personnes craignent de voir revenir ce passé honni et insupportable.

    Mes soeurs, si votre voile heurte mon épouse,c'est qu'elle vous aime. Voyant votre accoutrement, elle pense, à tort,mais elle pense que vous êtes malheureuses parce que soumises à votre homme et à son mollah. Moi, je vous crois heureuses, mais est-il opportun de laisser croire le contraire à ma conjointe?
    Clermo

    • François Beaulne - Abonné 15 mars 2017 10 h 59

      Très bien expliqué. Les Québeçois ne sont ni racistes ni xénophobes. Ces épithètes ont été tellement galvaudés récemment qu'ils ne veulent plus rien dire. Y compris le mot 'identitaire'. Ce sont des concepts flous, foure-tout qui ne servent qu'à nous dénigrer et à servir d'arguments repoussoirs pour empêcher un plein épanouissement de la nation québécoise inspiré de valeurs nobles de solidarité, d'accueil et de reconnaissance de l'égalité des hommes et des femmes, prinicpes enchassés dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme des Nations Unies de 1948, principes auxquels, supposément doivent adhérer les pays. membres de l'ONU. On ressent les mêmes craintes d'un retour à l'obscurantisme religieux qu'exprime M. Domingue dans l'appréhension que manifestent les femmes de Tunisie, de Turquie, d'Algérie, du Maroc, du Liban, d'Afghanistan, du Pakistan et d'autres pays à majorité musulmane qu' une frange radicale intégriste cherche à maintenir dans la 'complémentarité' à l'homme, voire même à sa 'subordination' chez certains, plutôt qu'a légalité.

    • André Joyal - Abonné 15 mars 2017 11 h 42

      Les musulmanes qui se voilent savent très bien que nous ne le supportons pas. Alors, pourquoi s'obstinent-elles à le porter si,comme elles répètent ad nauseam: c'est LEUR choix?? Pourquoi ne font-elles pas comme la majorité des musulmanes (j'en fréquente) qui ne le portent pas tout en étant de «bonnes musulmanes?»

      Connaissant très bien l'Algérie, je suis bien placé pour dire que certaines ne portaient pas le voile à Alger alors qu'elles le portent à Montréal...Font-elles exprès pour nous contrarier?

    • Pierre Desautels - Abonné 15 mars 2017 13 h 35

      @André Joyal.

      Cela ne regarde qu'elles, si elles veulent le porter. Si ça vous dérange, vous pouvez regarder ailleurs, et, de toute façom, cela ne vous enlève rien dans votre vie de tous les jours.

    • Pierre Desautels - Abonné 15 mars 2017 13 h 41


      Pourtant, nous n'avons pas eu besoin d'aucune charte ou d'une loi pour que la plupart des religieuses enlèvent leur voile. C'est une question de choix personnel. Pour ceux et celles qui "détessent" le voile, comme vous dites, c'est bien leur problème.

    • Marc Therrien - Abonné 15 mars 2017 14 h 12

      @ M. Joyal,

      Si nous sommes dans une lutte de pouvoirs ou un rapport de forces, il se peut que de leur révéler ainsi notre vulnérabilité renforce leur pouvoir de nous perturber.

      Si nous voulons établir un rapport de respect mutuel et de compassion en leur exprimant ainsi notre fragilité, il faudra aussi en retour comprendre avec empathie qu'il est peut-être aussi souffrant pour eux de renoncer à leur liberté d'expression religieuse que pour nous d'anticiper avec tant d'aversion le retour de l'influence de la religion dans la sphère publique.

      Marc Therrien

  • Clermont Domingue - Abonné 15 mars 2017 01 h 32

    Un endroit foncièrement généreux

    Je partage votre rêve chère Francine et je crois que vingt millions d'Africains menacés de mourir de faim, ça devrait nous mobiliser.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 15 mars 2017 11 h 23

      “Le monde traverse la pire crise humanitaire depuis 1945, d'après un responsable de l'ONU ”: Il s’agit surtout des pays africains suivants: Nigeria, Yémen, Soudan du Sud, Somalie.
      http://www.francetvinfo.fr/monde/le-monde-traverse

      Boko Haram ( le cousin de l’État islamique), les Talibans, les guerres civiles, les guerres de clans, les sècheresses et la famine. Mais qui se soucie de l’Afrique? Tout le monde connait “l’État islamique”, mais peu de gens connaissent son cousin africain “Boko Haram”. Ce nom signifie: “l’éducation internationale est un péché”.

      Mais qui se soucie de l'Afrique? Radio Canada n'a même plus de correspondant en Afrique, à ce que je sache.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 15 mars 2017 11 h 24

      L’an dernier, des Associations de réfugiés africains ont fait part de leurs inquiétudes: “Crise des réfugiés : les Africains sont-ils les grands oubliés? La venue des réfugiés syriens au Canada a repoussé de façon significative les demandes des réfugiés en provenance d'Afrique, dénonce une association d'aide aux nouveaux arrivants de la Colombie-Britannique. ». « Le Canada a bien servi les Syriens, mais a oublié l'Afrique », s'indigne Paul Mulangu, le directeur du Centre d'intégration pour immigrants africains (CIIA) situé à New Westminster.http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/768364/refugie

      Quand vous écouterez les prochaines nouvelles internationales, essayez de porter attention; on vous parlera de la Syrie, de l’Irak notamment, de l’Afghanistan. Quand je veux avoir des informations sur les réfugiés en Afrique, je syntonise ma télé à un poste français.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 15 mars 2017 16 h 13

      Oui, il faut attaquer la source du problème. Si les 5 millions de déplacés étaient restés sur place à combattre l'État islamique, peut-être que de dernier aurait été neutralisé. Il faudrait aider les populations locales à se défendre contre les terroristes de l'ISIS.

      L'argent dépensé par nos gouvernements pour soulager la misère du monde devrait être dirigé vers ces pays miséreux, au lieu de servir venir la misère ici.

  • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 15 mars 2017 01 h 34

    Les embrouilles

    « cette catho-laïcité qui embrouille les esprits » Francine Pelletier

    Madame Pelletier est toute embrouillée et ce n’est pas uniquement à cause de la catho-laïcité.

    Elle a vu dans un sondage que 32% des Albertains aimeraient un Donald Trump pour diriger le Canada et que certaines personnes qui votent encore conservateur dans la région de Québec souhaiteraient la même chose.

    Il ne lui en fallait pas plus pour qu’elle en arrive à la conclusion qu’il y a de moins en moins de différences entre le Québec et le ROC (rest of Canada) et que nous chérissons les mêmes valeurs.

    Il ne nous reste plus qu’à aller vendre notre catho-laïcité aux Albertains en échange de leur pétrole sale et nous serons tous sur un pied d’égalité dans un beau grand pays multiculturalisé.

    Madame Pelletier pourra enfin prendre une retraite bien méritée, dans une inclusive tranquillité sans embrouilles.