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    Les Keys face à l’ampleur des dégâts de l'ouragan «Irma»

    Trump sera en Floride jeudi, Macron se rend à Saint-Martin

    13 septembre 2017 | Europe
    Jacques Klopp - Agence France-Presse à Marigot
    Leila Macor - Agence France-Presse
    Jérôme Rivet - Agence France-Presse
    Le président français Emmanuel Macron a rencontré des sinistrés dans les rues de Saint-Martin, mardi.
    Photo: Christophe Ena Associated Press Le président français Emmanuel Macron a rencontré des sinistrés dans les rues de Saint-Martin, mardi.

    Bâtiments effondrés, maisons mobiles écrasées, tonnes de débris à perte de vue : l’ouragan Irma a laissé derrière lui des dégâts considérables dans l’archipel des Keys, en Floride, où 85 % des habitations sont totalement ou partiellement détruites.

     

    Le président américain, Donald Trump, se rendra jeudi en Floride pour constater l’ampleur des dommages, accompagné de son épouse Melania, a annoncé mardi la Maison-Blanche.

     

    Dans les Caraïbes, le président français a visité l’île franco-néerlandaise de Saint-Martin, l’une des plus durement frappées par Irma et où les critiques fusent sur la lenteur des secours.

     

    L’archipel des Keys, une langue de terre souvent très étroite à seulement quelques mètres au-dessus du niveau de la mer, offrait mardi un spectacle de désolation.

     

    « En gros, toutes les maisons dans les Keys ont été touchées d’une façon ou d’une autre », a indiqué mardi le chef de l’agence américaine des situations d’urgence (FEMA), Brock Long.

     

    Quelque « 25 % des maisons dans les Keys ont été détruites, et 60 % ont été endommagées ».

     

    Dans le reste de la Floride, moins sévèrement touché, la vie reprenait lentement un cours normal. Plus de 15 millions de personnes restaient toujours privées d’électricité, auxquelles s’ajoutent un million de personnes dans l’État voisin de Géorgie. L’aéroport de Miami a repris mardi une activité limitée, opérant à 30 % de ses capacités. La ville n’a pas échappé aux pillages et 25 personnes ont été arrêtées.
     

    Photo: Martin Bureau Agence France-Presse Un hôtel n'est plus que décombres à Grand-Case, dans la partie française de l'île de Saint-Martin.


    Accueil contrasté pour Macron

     

    Mais c’est dans les Caraïbes que l’ouragan Irma, le plus puissant jamais mesuré dans l’Atlantique, a été le plus destructeur, faisant près de 40 morts.

     

    Emmanuel Macron a reçu un accueil contrasté à Saint-Martin où les habitants critiquent le manque d’organisation et de réactivité des services de l’État. Cinq jours après le passage de l’ouragan, l’île franco-néerlandaise vit encore dans la psychose des pillages, alors qu’Irma a fait au moins 11 morts et plusieurs disparus dans les îles françaises, ainsi que 4 dans la partie néerlandaise.

     

    « On est restés quatre, cinq jours sans aide, à se défendre tout seuls contre des gens armés », rapportait Fabrice, propriétaire de restaurant vivant à Saint-Martin depuis 15 ans et rapatrié en métropole lundi. « La gestion de l’État français ? Je suis vraiment désolé, mais zéro. On n’a pas du tout été soutenus. »

     

    « Je comprends la colère de gens qui ont tout perdu ou beaucoup. Il faut maintenant une réponse à la hauteur du défi pour faire renaître Saint-Martin », a répondu le chef de l’État.

    Évasion massive de prisonniers Londres — Le gouvernement britannique a reconnu mardi que plus de 100 prisonniers « très dangereux » s’étaient évadés d’une prison des îles Vierges britanniques après le passage de l’ouragan Irma. Cette situation a causé « une menace sérieuse d’effondrement total de la loi et l’ordre dans les îles Vierges britanniques », a déclaré Alan Duncan, le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, devant le Parlement. M. Duncan a précisé que des militaires avaient été déployés dans la zone pour assurer la sécurité, mais il n’a pas détaillé combien de détenus avaient pu être rattrapés. Le quotidien britannique Daily Telegraph citait mardi un document du gouvernement suggérant que 60 prisonniers étaient toujours en fuite. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, s’est rendu mardi dans les Caraïbes. Comme la France et les Pays-Bas, le Royaume-Uni est montré du doigt pour sa gestion de la catastrophe.












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