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    France

    Le candidat socialiste, distancé, tente de relancer sa campagne

    20 mars 2017 |Agence France-Presse | Europe
    Benoît Hamon a essayé de donner un nouvel élan à sa campagne lors d’un meeting à Paris, dimanche.
    Photo: Éric Feferberg Agence France-Presse Benoît Hamon a essayé de donner un nouvel élan à sa campagne lors d’un meeting à Paris, dimanche.

    Paris — Le candidat socialiste à la présidentielle française, Benoît Hamon, qui stagne à la 4e place dans les sondages, a tenté dimanche de relancer sa campagne devant 20 000 personnes, en l’absence notoire des poids lourds de son parti.

     

    « Tout commence aujourd’hui, tout commence avec vous, tout commence par vous », a-t-il lancé sous les vivats, à un mois du premier tour de scrutin.

     

    Ce vainqueur-surprise de la primaire de la gauche, qui peine aujourd’hui à faire décoller sa campagne, espère lui donner un nouvel élan grâce à ce meeting où il a attaqué ses adversaires avec des termes forts.

     

    Mais le matin même, son ancien rival de la primaire, l’ex-premier ministre Manuel Valls, l’a éreinté dans une tribune de presse, évoquant un programme empreint d’un « cynisme ambiant où l’on promet tout et son contraire, où l’on signe des chèques ».

     

    Benoît Hamon a regretté le choix de M. Valls de ne pas le parrainer, dénonçant « ce manquement à la parole donnée, ce mépris de l’expression démocratique qui exaspère tant le peuple ».

     

    Mais à la tribune ne figuraient que quelques rares membres ou anciens membres du gouvernement, alors que nombre de socialistes lui ont préféré Emmanuel Macron, ancien ministre de l’Économie reconverti en « ni droite ni gauche ».

     

    Selon un sondage publié dimanche, M. Hamon se retrouve désormais à 12 % d’intentions de vote, à égalité avec le candidat de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon. La candidate d’extrême droite, Marine Le Pen, et Emmanuel Macron sont ex aequo à 26 % d’intentions de vote, selon cette enquête Kantar Sofres.

     

    Le candidat de la droite, l’ancien premier ministre François Fillon, est stable (17 %), à 9 points derrière le duo de tête.

     

    Contre Mme Le Pen, M. Hamon a défendu une France « ouverte, généreuse, solidaire, innovante ». Il a aussi dénoncé le trop-plein de candidats du « parti de l’argent » en faisant allusion à une tirade de l’actuel président socialiste, François Hollande, qui lors de sa campagne de 2012 avait attaqué la finance, un « ennemi » sans « nom » ni « visage ». « Le parti de l’argent a trop de candidats dans cette élection. Ce parti de l’argent a plusieurs noms, plusieurs visages, il a même plusieurs partis », a lancé M. Hamon, en visant M. Macron, un ancien banquier, Mme Le Pen et M. Fillon.

     

    L’éphémère ministre de l’Éducation (avril-août 2014), passé aussi par l’Économie sociale et solidaire (2012-2014), a fait flèche de tout bois pour se glisser dans le costume du président, non pas « le p.-d.g. du site France, mais un président de la République au service exclusif des Françaises et des Français ».

     

    Durant son heure et demie d’allocution, M. Hamon a repris les grandes lignes de son programme, dont son revenu universel qui « n’oppose plus le chômeur au travailleur, mais les réconcilie », ou encore la légalisation du cannabis.

     

    Il devait avoir l’occasion lundi soir de tenter une nouvelle fois de faire passer son message au pays puisque les cinq principaux candidats à la présidentielle vont débattre à la télévision, et ce, pour la première fois en France avant le premier tour.













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