Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    Le réchauffement climatique cause la disparition des bébés tortues mâles

    9 janvier 2018 | Agence France-Presse à Washington | Actualités sur l'environnement
    Ce phénomène montre que ces récifs coralliens et les écosystèmes qui en dépendent sont en première ligne du réchauffement planétaire.
    Photo: Emily Irving-Swift Agence France-Presse Ce phénomène montre que ces récifs coralliens et les écosystèmes qui en dépendent sont en première ligne du réchauffement planétaire.

    La grande majorité des tortues vertes dans le nord de la Grande Barrière de corail australienne sont désormais des femelles, ce que les chercheurs attribuent à des températures plus élevées qui influencent la détermination du sexe pendant la période d’incubation des oeufs.

     

    La plupart des 200 000 tortues vertes du nord de la Grande Barrière sont désormais des femelles, ce qui pourrait menacer cette population parmi les plus importantes au monde, affirme une étude publiée lundi dans Current Biology.

     

    Une évolution que les chercheurs attribuent aux changements climatiques.

     

    Double analyse

     

    Deux populations génétiquement distinctes de tortues vertes coexistent dans la Grande Barrière de corail. L’une se reproduit au sud et l’autre au nord, surtout sur les îles de Raine et de Moulter Cay.

     

    Les scientifiques ont pu capturer des tortues dans le groupe d’îles de Howick, au sud de la Grande Barrière, où ces deux populations de tortues chassent.

     

    Grâce à des tests d’endocrinologie et génétique, ils ont pu identifier le sexe des tortues vertes et les origines de leur pouponnière. Pour les tortues nées sur les plages plus chaudes du nord de la Grande Barrière, 99,1 % des jeunes et 86,8 % des adultes étaient des femelles.

     

    Une proportion bien moindre chez les tortues originaires des eaux plus froides du sud de la Grande Barrière, où elle est de 65 % à 69 %.

     

    « Les tortues vertes du nord de la Grande Barrière ont produit principalement des femelles pendant les 20 dernières années », déplore Michael Jensen, un biologiste de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), principal auteur de cette étude.

     

    Première ligne

     

    Ce phénomène, couplé avec deux récents blanchissements coup sur coup de la Grande Barrière de corail pour la première fois dans les annales, montre que ces récifs coralliens et les écosystèmes qui en dépendent sont en première ligne du réchauffement planétaire, juge Dermot O’Gorman, directeur général du Fonds mondial pour la nature en Australie.

     

    « L’Australie doit mettre en oeuvre des mesures ambitieuses pour lutter contre le changement climatique qui permettront de sauver la Grande Barrière de corail et ses créatures uniques », plaide-t-il.

     

    « Les scientifiques savent maintenant ce à quoi ils font face et peuvent imaginer des mesures pour aider les tortues vertes », ajoute Dermot O’Gorman

     

    Une solution possible serait d’installer des sortes de parasols sur des plages où se trouvent d’importantes pouponnières pour réduire la température des nids afin de produire plus de mâles, explique-t-il.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.