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    Rumeurs de sortie des États-Unis de l’ALENA

    Les versions contradictoires volaient en tous sens mercredi

    11 janvier 2018 | Éric Desrosiers - Avec l’Agence France-Presse et La Presse canadienne | Actualités économiques
    Les États-Unis demandent notamment une forte hausse du contenu américain minimal dans la fabrication des automobiles.
    Photo: Chris Young La Presse canadienne Les États-Unis demandent notamment une forte hausse du contenu américain minimal dans la fabrication des automobiles.

    Les rumeurs sur le prochain geste que fera le gouvernement Trump dans la renégociation de l’ALENA sont allées dans toutes les directions, mercredi, certaines évoquant même une sortie imminente des États-Unis de l’accord commercial.

     

    Le bal a été lancé par les agences de nouvelles Bloomberg et Reuters, qui ont toutes deux cité deux sources gouvernementales canadiennes anonymes selon lesquelles Ottawa aurait de plus en plus la conviction que Washington s’apprêterait à annoncer son intention de retirer son pays de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Selon ces sources, cette annonce serait attendue autour de la tenue de la sixième ronde de négociation prévue entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, à Montréal, du 23 au 28 janvier.

     

    Deux autres sources gouvernementales tout aussi anonymes, mais citées cette fois par La Presse canadienne, ont nié cette rumeur, expliquant plutôt que les opinions étaient partagées à Ottawa entre ceux qui pensent que les Américains ont déjà pris la décision de leur retrait de l’ALENA et d’autres qui pensent que l’affaire est loin d’être réglée dans leur tête et que cette incertitude pouvait encore durer des mois.

     

    Les principaux intéressés n’ont guère aidé à clarifier la situation. Un porte-parole de la Maison-Blanche a indiqué en effet que « la position du président sur l’ALENA n’a pas changé ». Or le président Donald Trump a maintes fois répété que son pays quitterait la table de négociation et se retirait de l’accord s’il n’obtenait pas ce qu’il voulait.

     

    L’annonce du retrait des États-Unis de l’ALENA serait suivie d’un délai de six mois avant d’entrer en vigueur.

     

    Frissons en Bourse

     

    Le flot de rumeurs a produit son effet sur les places financières mercredi. Le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 80,03 ¢US, en baisse de 0,27 ¢ par rapport à son cours moyen de la veille. L’indice composé de la Bourse de Toronto a rendu, quant à lui, 71,29 points à 16 247,95 points. La Bourse américaine a aussi légèrement reculé, le S P 500 perdant 0,11 % à 2748,23 points, réagissant à l’histoire de la sortie américaine de l’ALENA, mais aussi à une autre rumeur sur la possibilité que la Chine ralentisse, voire suspende l’achat de bons du Trésor américain.

     

    La cinquième ronde de la renégociation de l’ALENA s’est conclue à la fin du mois de novembre à Mexico sans que les parties aient pu avancer d’un pouce sur les enjeux les plus litigieux. Accusé de présenter des exigences excessives seulement pour avoir l’excuse de conclure à l’échec de l’exercice, le camp américain demande notamment le démantèlement du système de gestion de l’offre dans le secteur agricole canadien, une forte hausse du contenu américain minimal dans la fabrication des automobiles, l’élimination ou la neutralisation des mécanismes de règlement des différends, un resserrement de l’accès au marché des contrats publics américain et la fin automatique de l’entente tous les cinq ans à moins que les trois pays ne la renouvellent.













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