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    Lyft débarque à Toronto

    50 000 personnes ont déjà téléchargé l’application du compétiteur d’Uber

    14 novembre 2017 | Le Devoir avec La Presse canadienne - Avec La Presse canadienne | Actualités économiques
    La compagnie a levé récemment un milliard de dollars auprès d’un groupe d’investisseurs mené par le fonds d’investissement d’Alphabet.
    Photo: Paul Sancya Associated Press La compagnie a levé récemment un milliard de dollars auprès d’un groupe d’investisseurs mené par le fonds d’investissement d’Alphabet.

    Le service de transport Lyft prévoit effectuer une première incursion à l’extérieur des États-Unis, en transportant des passagers à Toronto.

     

    Le grand rival d’Uber a entrepris lundi de recruter des chauffeurs dans la métropole canadienne ; son service devrait être offert aux clients de Toronto à compter du mois prochain – « à temps pour les Fêtes », espère-t-on.

     

    Lyft, établie à San Francisco, soutient qu’environ 50 000 personnes dans la région de Toronto ont déjà téléchargé son application. Quand elle lancera son service à Toronto, elle espère disposer d’assez de chauffeurs pour répondre aux demandes de déplacements en deux ou trois minutes, comme elle le fait dans les métropoles américaines.

     

    Le patron de Lyft, Logan Green, indique que Toronto n’est que le début de l’expansion internationale de la compagnie, mais il n’a pas voulu dévoiler plus de détails. Uber compte 40 millions de clients à travers le monde ; Lyft refuse de dévoiler le nombre de ses clients, mais soutient qu’elle transporte un million de personnes par jour aux États-Unis.

     

    Lentement mais sûrement

     

    La compagnie au logo rose a levé récemment un milliard de dollars auprès d’un groupe d’investisseurs mené par le fonds d’investissement d’Alphabet (Google). Lyft, valorisée désormais à 11 milliards de dollars, continue son expansion plutôt discrètement, à la différence du leader du secteur, Uber, qui défraye régulièrement la chronique : pertes financières, accusations de harcèlement sexuel, enquêtes judiciaires (soupçons de corruption, de vols de technologies, d’utilisation de logiciel espion…), conflits avec les autorités de plusieurs pays…

     

    Lyft s’amène donc à Toronto quelques années après l’arrivée controversée d’Uber. Malgré le mécontentement des chauffeurs de taxi, le conseil municipal a adopté l’an dernier des règlements pour permettre ce type de service dans la métropole, tout en encadrant ces activités.

     

    Uber a connu les mêmes difficultés lors de son arrivée au Québec. En septembre dernier, le gouvernement libéral de Philippe Couillard a annoncé le prolongement du projet-pilote pour encore un an. Mais il ajoutait aussi de nouvelles clauses à l’entente provisoire, notamment une formation obligatoire de 35 heures pour les chauffeurs, la vérification de leurs antécédents auprès des services de police et l’inspection annuelle des véhicules.

     

    Uber plaide que la formation de 35 heures va à l’encontre de son modèle d’affaires, qui repose sur une main-d’oeuvre à temps partiel et occasionnelle. Or, Uber déplore que les citoyens intéressés ne pourront plus faire l’essai de ce boulot d’appoint sans devoir suivre au préalable la formation obligatoire.

     

    Uber connaît également des difficultés d’implantation ailleurs dans le monde. À Londres, le Tribunal du travail a statué la semaine dernière qu’Uber doit rémunérer ses chauffeurs au salaire minimum et leur offrir des congés payés. La Ville a également menacé la compagnie américaine de lui retirer sa licence.

     

    Taxify aussi

     

    Les pressions de la concurrence ne s’arrêtent pas là. Le Devoir indiquait la semaine dernière que Taxify voulait s’implanter à Montréal. La jeune compagnie estonienne veut se démarquer en laissant plus d’argent dans les poches des chauffeurs. L’entreprise Taxify a récemment publié une offre d’emploi pour un poste de directeur des opérations à Montréal.

     

    La porte-parole de la compagnie, Marilin Noorem, n’est pas en mesure d’indiquer à quel moment le service de transport pourrait être offert dans la métropole québécoise, mais elle indique qu’après le lancement prévu à Toronto d’ici la fin de l’année, Montréal et Calgary seront dans la ligne de mire, pouvait-on lire dans l’édition du 8 novembre.

     

    Depuis sa fondation en 2013, Taxify mise sur le même modèle d’affaires qu’Uber : des usagers qui commandent des courses à l’aide d’une application mobile et des chauffeurs qui utilisent leur véhicule personnel pour les transporter. La compagnie dit toutefois se distinguer d’Uber en limitant à environ 15 % la commission qu’elle retient sur chaque course, comparativement à 25 ou 30 % pour ses concurrents dans certains marchés, dit-elle.

     

    Présentement active dans 20 pays, Taxify a d’abord pris de l’expansion en Europe de l’Est et en Afrique, mais elle entre maintenant dans une nouvelle phase de son développement en s’attaquant à des marchés où Uber domine. L’entreprise a par exemple lancé ses activités à Paris il y a un mois et elle attend le feu vert pour le faire à Londres.













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