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    Pékin défend à nouveau le libre-échange et promet la «libre concurrence»

    Le premier ministre de la Chine Li Keqiang, au centre, lors d'une table ronde avec la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, et le président de la Banque mondiale. Jim Yong Kim.
    Photo: Andy Wong Associated Press Le premier ministre de la Chine Li Keqiang, au centre, lors d'une table ronde avec la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, et le président de la Banque mondiale. Jim Yong Kim.

    Pékin — Devant une reprise économique mondiale fragile, le libre-échange est un « remède » nécessaire, a martelé mardi le premier ministre chinois Li Keqiang, promettant que la Chine s’ouvrira « encore davantage » aux firmes étrangères et offrira « un environnement concurrentiel équitable ».

     

    M. Li accueillait à Pékin, pour une deuxième année consécutive, les dirigeants de six organisations multilatérales, dont le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le temps d’un « dialogue » sur la politique économique chinoise.

     

    Une « opération séduction » de la part du géant asiatique, qui s’est de nouveau fait le héraut du libre-échange, du multilatéralisme et des réformes structurelles, en droite ligne du discours d’ouverture du président Xi Jinping devant le Forum économique mondial à Davos (Suisse) début 2017.

     

    Et ce, alors que le régime communiste reste vivement critiqué par Washington et Bruxelles pour ses pratiques commerciales accusées de désavantager les firmes étrangères et visées par plusieurs procédures.

     

    « L’économie mondiale présente des signes de reprise mais également des fragilités », a observé Li Keqiang lors d’une conférence de presse. « Le libre-échange est un bon remède pour surmonter les difficultés […], pousser nos entreprises à monter en gamme et offrir plus de choix aux consommateurs », a-t-il plaidé, avant de promettre une « ouverture encore plus grande » de son pays.

     

    « Nous allons continuer d’offrir un environnement de libre concurrence, à accueillir les investissements étrangers […] Nous n’avons pas l’intention de dévaluer notre monnaie pour doper nos exportations », a affirmé le premier ministre, assurant que la Chine maintiendra au deuxième semestre sa « solide » dynamique de croissance.

     

    À l’inverse, il a fustigé — sans nommer les banques centrales visées — les politiques monétaires très accommodantes adoptées aux États-Unis et en Europe pour soutenir l’économie après la crise financière.

     

    Les mesures d’assouplissement quantitatif (QE) « sont appliquées depuis 10 ans et peuvent s’avérer contre-productives, il faut se concentrer sur les réformes structurelles », a fait valoir Li Keqiang, sous le regard approbateur de Christine Lagarde, directrice générale du FMI.

     

    À sa suite, Mme Lagarde a mis en garde contre les « nuages subsistant à l’horizon » : les « incertitudes sur la politique économique » — notamment aux États-Unis —, le protectionnisme et les « vulnérabilités financières élevées de nombreux pays » peuvent faire « facilement dérailler » la reprise économique planétaire, a-t-elle prévenu.

     

    Elle a également pointé « la hausse des risques de moyen terme liés à l’endettement » en Chine, « fruit d’une croissance dopée au crédit ».

     

    Alors que le géant asiatique se débat avec un endettement total public et privé dépassant 260 % du PIB, Li Keqiang a assuré mardi que les « risques potentiels » demeuraient « gérables ». La Chine « poursuit ses changements structurels » destinés à « rééquilibrer » son modèle économique vers les services et la consommation intérieure, a-t-il insisté.













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