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    Le patron de Merck quitte son poste de conseiller économique de Trump

    Kenneth Frazier, le p.-d.g. du géant américain pharmaceutique Merck
    Photo: Mark Lennihan Associated Press Kenneth Frazier, le p.-d.g. du géant américain pharmaceutique Merck

    Washington — Kenneth Frazier, le p.-d.g. du géant américain pharmaceutique Merck, a annoncé lundi qu’il démissionnait de ses fonctions de conseiller économique de Donald Trump pour protester contre les déclarations de ce dernier après les violences de Charlottesville.

     

    « Les dirigeants américains doivent honorer nos valeurs fondamentales en rejetant clairement les manifestations de haine, de sectarisme et toute revendication de suprématie qui nient l’idéal américain voulant que tous les hommes ont été créés égaux », a indiqué M. Frazier, qui est noir, dans un tweet diffusé sur le site de Merck.

     

    « En tant que p.-d.g. de Merck et en mon âme et conscience, j’estime de ma responsabilité de prendre position contre l’intolérance et l’extrémisme », ajoute M. Frazier, 62 ans, p.-d.g. du groupe pharmaceutique depuis 2011.

     

    Des affrontements entre militants d’extrême droite et des contre-manifestants ont fait un mort à Charlottesville (Virginie, est) samedi. Le président américain a déclenché une polémique samedi en renvoyant à la suite de ces affrontements les deux camps dos à dos.

     

    M. Trump a fait lundi, quelques heures après la démission de M. Frazier, d’autres déclarations à la Maison-Blanche condamnant explicitement les mouvements suprémacistes blancs et d’extrême droite.

     

    Mais il avait auparavant réagi de manière assez courroucée à l’annonce de M. Frazier, affirmant sur Twitter : « Il aura plus de temps pour se consacrer à réduire les prix totalement abusifs des médicaments ».

     

    M. Frazier avait été nommé par Donald Trump après son élection en novembre au sein du « conseil des exportations » (President’s Export Council), un cénacle dont la création remonte à 1973 et qui est chargé de le conseiller sur sa politique commerciale.

     

    Il a reçu lundi le soutien d’un de ses homologues, le p.-d.g. du géant néerlandais de l’alimentaire et des cosmétiques Unilever. « Merci, Ken Frazier, de vous dresser en faveur des valeurs morales qui ont fait de ce pays ce qu’il est », a affirmé Paul Polman, qui est Néerlandais, dans un tweet.

     

    Merck a une capitalisation boursière de près de 172 milliards de dollars, un chiffre d’affaires annuel de près de 40 milliards de dollars et emploie près de 68 000 personnes dans le monde.

     

    Ce n’est pas la première fois que Donald Trump se retrouve en difficulté face à des p.-d.g. de groupes américains, même s’il courtise par ailleurs les entreprises américaines pour qu’elles créent des emplois aux États-Unis.

     

    Les dirigeants du groupe de média et de loisirs Disney, Bob Iger, de la banque d’affaires Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, et du constructeur de voitures électriques Tesla, Elon Musk, avaient tous trois démissionné de divers conseils économiques entourant le président américain après sa décision de retirer les États-Unis des accords de Paris sur le réchauffement climatique.

     

    Indra Nooyi, la p.-d.g. du groupe de boisson Pepsico, elle-même d’origine indienne, avait indiqué dimanche sur Twitter qu’elle était « bouleversée » par les événements de Charlottesville. Également membre d’un conseil de dirigeants d’entreprises entourant Donald Trump elle n’a toutefois pas fait état de son intention d’en démissionner.













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