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    Ford veut supprimer des milliers d’emplois dans le monde

    17 mai 2017 |Luc Olinga - Agence France-Presse | Actualités économiques
    Ford espère que la cure d’austérité lui permettra d’économiser 3 milliards de dollars.
    Photo: Joe Raedle Agence France-Presse Ford espère que la cure d’austérité lui permettra d’économiser 3 milliards de dollars.

    New York — Le constructeur automobile Ford, aux prises avec le ralentissement du marché automobile américain, envisage de supprimer des milliers d’emplois dans le monde afin de faire des économies et d’améliorer sa rentabilité.

     

    Le deuxième groupe automobile américain pour ce qui est des ventes devrait annoncer ces suppressions d’emplois dans les prochains jours, a indiqué dans la nuit de lundi à mardi une source proche du dossier à l’AFP sous couvert d’anonymat. Ford, qui emploie actuellement 202 000 personnes, à temps plein et à temps partiel, pourrait licencier jusqu’à 20 000 salariés, soit 10 % de ses effectifs, a dit la source, confirmant des informations du Wall Street Journal.

     

    Les suppressions de postes prochaines devraient toucher la plupart des marchés dans lesquels évolue Ford, selon la source. Sous la pression du président américain Donald Trump, Ford avait renoncé en début d’année à délocaliser vers le Mexique toute sa production de citadines, dont les ventes américaines ont plongé sous le coup du bas prix de l’essence à la pompe. Il s’est même engagé à créer 700 emplois dans l’État ouvrier du Michigan.

     

    La marque à l’ovale bleu, dont le p.-d.g. Mark Fields subit la pression d’actionnaires pour clarifier sa stratégie, espère que la cure d’austérité va lui permettre d’économiser quelque 3 milliards de dollars dès cette année, ce qui doperait, selon la source, ses bénéfices au moment où plafonnent les ventes de véhicules aux États-Unis. Ford a vendu 214 695 voitures neuves en avril, soit 7,2 % de moins qu’en avril 2016, sur fond de recul général des ventes. Les experts affirment que 2017 sera la première année de baisse des ventes de voitures depuis 2009 aux États-Unis.

     

    « Nous n’avons pas encore annoncé de mesure d’économie concernant les salariés et ne commentons pas non plus les conjectures », a déclaré à l’AFP un porte-parole de Ford. « Nous restons concentrés sur trois priorités stratégiques qui vont créer de la valeur et générer une croissance des bénéfices […] Réduire les coûts et devenir aussi leste et efficace que possible font partie de ce travail », a ajouté Mike Moran.

     

    Ford s’est vu dépasser par Tesla en matière de capitalisation boursière en avril, alors que le spécialiste des véhicules électriques produit à peine 100 000 voitures par an, contre des millions pour le groupe de Dearborn. Mais la communauté financière estime que Tesla est mieux armée que Ford pour dominer les nouveaux moyens de transport du futur, en l’occurrence les voitures autonomes.

     

    Le p.-d.g. Mark Fields a pourtant multiplié les investissements ces dernières années dans les technologies, en rachetant des sart-up spécialisées dans l’intelligence artificielle, en renforçant la présence de Ford dans la Silicon Valley et en promettant que le constructeur automobile fera partie des premiers groupes à commercialiser un véhicule sans chauffeur.

     

    Ford a ainsi enregistré au premier trimestre une explosion de 7 % de ses coûts, principalement à cause d’une hausse des prix des matières premières, des contrats de garantie de qualité et des investissements. Le bénéfice net trimestriel a en conséquence chuté de 35,3 %, à 1,59 milliard, et la marge est passée de 5,4 % au premier trimestre 2016 à 4,4 %.


    20 000
    salariés pourraient être licenciés, soit 10 % des effectifs de Ford












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