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    Théâtre

    Arts dramatiques pour tous à l’École nationale de théâtre

    21 mars 2017 |Caroline Montpetit | Théâtre
    Le directeur de l'École nationale de théâtre, Gideon Arthurs
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le directeur de l'École nationale de théâtre, Gideon Arthurs

    Près de 60 ans après sa création, l’École nationale de théâtre du Canada a décidé de faire profiter davantage de personnes de son expertise. L’école qui formait jusqu’ici uniquement des professionnels offrira désormais des cours aux adolescents, aux adultes et proposera même des sessions de formation pour les entreprises. L’école a également l’intention d’utiliser encore plus le bâtiment du Monument-National, dont elle est propriétaire, et d’en faire profiter des compagnies émergentes. Voilà donc le grand virage amorcé par le jeune directeur Gideon Arthurs, qui dirige l’établissement depuis deux ans et demi.

     

    Dans son bureau de la rue Saint-Denis, le directeur âgé de 38 ans, originaire de Toronto, explique que, depuis sa création, l’École nationale de théâtre a atteint ses objectifs. « Au moment de la création de l’école, explique-t-il, il fallait aller en Europe pour avoir une formation en théâtre, pour jouer dans les grands spectacles de Molière ou Shakespeare. »

     

    « L’école a été conçue il y a 60 ans pour créer un milieu théâtral québécois et canadien », poursuit-il. On y enseigne tous les métiers du théâtre, tant l’interprétation que la mise en scène, la production que l’écriture dramatique. De grands noms d’ici y ont été formés, dont Sylvie Drapeau, Benoît Brière ou Wajdi Mouawad. Mais depuis les années 1960, les programmes de théâtre se sont multipliés à travers le pays. Gideon Arthurs est persuadé que la formation offerte par l’École nationale de théâtre est la meilleure au Canada, mais il croit aussi que l’institution doit se distinguer pour davantage que cela.

     

    Six nouveaux programmes

     

    À l’heure actuelle, l’École retient quelque 50 candidats par année, alors qu’elle reçoit de 800 à 1000 demandes d’admission, provenant d’un bout à l’autre du pays, puisqu’elle offre son programme dans les deux langues. Durant leurs trois années de formation, les étudiants ont accès à 360 formateurs, dont plusieurs ne sont présents que pour une courte période. Les programmes offerts au grand public permettront à davantage de personnes de bénéficier de leur expertise.

     

    Six programmes ont donc été mis au point pour rejoindre tout un chacun. Une sorte de camp de jour théâtral pour adolescents de 13 à 18 ans sera offert au Monument-National à partir de cet été. L’édifice du boulevard Saint-Laurent devient d’ailleurs l’épicentre de ce nouveau courant de l’école. En plus d’y accueillir les programmes aux jeunes, aux adultes et aux entreprises, diverses résidences y seront offertes aux artistes autochtones.

     

    Une formation en leadership théâtral verra également le jour, pour former la relève en direction artistique. L’ensemble des nouveaux programmes de l’École nationale de théâtre devrait être mis en place pour les 60 ans de l’institution, en 2020.













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