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    Pop lexicale pour suivre Pop Montréal

    13 septembre 2017 | Philippe Renaud - Collaborateur | Musique
    Nunu Métal d’ellemetue
    Photo: Facebook Nunu Métal d’ellemetue

    « What’s in a name ? », faisait dire Shakespeare à Roméo. À Pop Montréal, il y a dans un nom la promesse d’une découverte musicale, disséminée dans l’épais programme du festival réunissant plus de 400 groupes et artistes qui animeront la ville jour et nuit jusqu’à dimanche. Voici un parcours pop tracé non pas avec les têtes d’affiche, les valeurs sûres ou les artistes attendus pour leur premier concert, mais simplement en dénichant les noms les plus iconoclastes de la programmation du festival.

     

    Bitch Falcon

     

    Les amateurs de sons de guitares qui brûlent la peau ont déjà pu apercevoir le rapace vulgaire dans le ciel montréalais. C’est donc un retour chez nous pour le groupe grunge métal irlandais, qui n’a qu’une poignée de chansons enregistrées — notons qu’il partagera la scène avec d’autres illustres méconnus aux noms colorés, Mono No Aware et Mouth Breather. AuClub Lambi le 14 septembre.

     

    Black Bambi

     

    Fort d’un croustillant premier EP, Voodoo Booze, paru en novembre 2016, le trio montréalais Black Bambi éructe un rock psychédélique, garage et nerveux chanté dans la langue de Hawkwind. Ça sent déjà la soirée de débauche, d’autant qu’un autre des quatre groupes à l’affiche s’appelle Wine Lips. Au Quai des Brumes le 16 septembre.

     

    ellemetue

     

    Les plus avisés des amateurs de talents locaux auront déjà repéré l’électro-pop expérimental d’ellemetue, duo constitué de Mingo L’Indien (ex-Les Georges Leningrad) et la poète-chanteuse-artiste visuelle Nunu Métal (Mariane Laporte). La maison de disques numérique Sainte Cécile a fait paraître en septembre 2016 leur premier album, Rare à l’état naturel. Au Bar le Ritz P.D.B. le 16 septembre.

     

    MKRNI (makaroni)

     

    De la dreamwave chilienne ? Deux fois plutôt qu’une, s’il vous plaît ! L’alléchant trio originaire de Santiago a lancé l’an dernier Hiperrealidad, son cinquième de pop électronique aigre-douce aux rythmiques parfois inspirées de leur hémisphère, et ça s’écoute en une bouchée. Nourrissante découverte venue de loin, incarnée par la voix aguichante de la chanteuse Elisita Punto. Au Balattou le 14 septembre et au Ministère le 15.

     

    S.H.R.I.M.P. Ring

     

    Restons dans le thème gastronomique avec ce groupe goth/new wave néo-écossais, dont l’acronyme signifierait Space-Hosted Rotating Inertial Manned Platform, pour ajouter un soupçon d’absurde. Soulignons au passage que cette soirée Pop Montréal propose la plus grande concentration de groupes aux noms improbables, puisqu’on peut également lire à l’affiche ceux de Tooth The Fang (joli calembour musical !), Young Satan in Love et Heart Attack Kids. Au O Patro Vys le 15 septembre.

     

    Minou Lunch

     

    On a beau passer le Web au peigne fin, les détails à propos de Minou Lunch apparaissent difficiles à trouver (l’artiste est VJ), comme ceux à propos de iSiPHiTHiPHiTHi, autre étrange artiste à l’affiche de cette soirée de musique expérimentale mettant en vedette des membres de l’étiquette Jeunesse Cosmique. Y participent également : DJ Interstellaire II, la compositrice et platiniste Myriam Boucher et Pierre Kwenders. À L’Escogriffe le 13 septembre.

     

    The Jerry Cans

     

    Mignon nom pour ce groupe, que l’on traduit en Inuktitut par Pai Gaalaquatikkut. Car ce quintette basé à Iqualuit chante dans la langue inuite leurs chansons faites de country alternatif, de folk et de musique traditionnelle inuit. Le groupe, qui a lancé plus tôt cette année une version Inuktitut du classique Ahead by a Century des Tragically Hip, édite ses albums sur Aakuluk Music, la première étiquette de disques du Nunavut. Au Quai Jacques-Cartier (concert gratuit Sessions 375 X Pop Montréal) le 13 septembre.

     

    Serpentwithfeet

     

    Parce que simplement « lézard » aurait été trop banal, n’est-ce pas ? Endossé par l’excellente étiquette Tri-Angle Records qui a lancé son premier EP (Blisters, septembre 2016), l’auteur-compositeur-interprète et producteur Josiah Wise a appris le chant dans un choeur gospel au Maryland avant de développer, avec sa voix d’ange, cette saisissante et précieuse soul électro-baroque à New York. Laissons faire le nom un instant : ce type pourrait bien être la révélation de ce 16e Pop Montréal. À l’église Saint-Jean l’Évangéliste le 16 septembre.













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