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    Littérature

    Essaimer la poésie

    Un nouvel organisme veut relayer, disséminer et diffuser les poésies, partout au Québec

    21 février 2017 |Catherine Lalonde | Livres
    La poésie partout se veut déjà un lieu virtuel où retrouver, rassembler et colliger poètes et amateurs de poésie.
    Photo: Olivier Zuida Le Devoir La poésie partout se veut déjà un lieu virtuel où retrouver, rassembler et colliger poètes et amateurs de poésie.

    Parler poésie, en discuter. En lire, l’expliquer, y faciliter l’accès. La décorseter, peut-être même la travestir. Tels sont quelques-uns des mandats que se donne La poésie partout, un nouvel organisme sans but lucratif pensé et dirigé par le poète, chercheur et performeur Jonathan Lamy, ainsi que par un conseil de neuf poètes, en majorité issue de la relève.

     

    La poésie partout se veut déjà un lieu virtuel où retrouver, rassembler et colliger poètes et amateurs de poésie. Y niche un calendrier des activités poétiques — slams, lectures, tables rondes, lancements, ateliers d’écriture, etc. — de toute la province. S’il s’agit pour l’instant d’un simple calendrier Google à la lecture pas très conviviale, c’est une première dans le genre, et on trouve une soixantaine d’activités en février.

     

    Plusieurs autres mouvements pourront naître de La poésie partout, ou s’y rattacher. Sont déjà annoncés un Club de lecture et thé autour de La beauté des visages ne pèse pas sur terre (Écrits des Forges), de François Charron, ainsi que la récupération du Poem in your pocket day, qui deviendra ici le 27 avril La journée du poème à porter, où l’on invitera à porter sur soi un poème, de poche ou tatouage... à sa guise.

     

    Promouvoir et militer

     

    « Notre terrain d’investigation se trouvera en complémentarité avec les éditeurs et les plus gros festivals, expliquait il y a quelques semaines au Devoir l’idéateur Jonathan Lamy, pour réaliser des projets ponctuels. On vise différents aspects : l’espace public, le Web, entre autres. Et on veut offrir aussi de la médiation en poésie, qui reste assez peu explorée, tout en offrant un lieu de dialogue et de réflexion autour de la poésie, et des mises en commun des pratiques. C’est une façon de promouvoir la poésie, de militer pour elle, et pas juste à Montréal. »

     

    La poésie partout se forgera et se définira au fil du temps, de manière fluide et en réponse aux besoins du milieu, indique encore M. Lamy.













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