Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous
    Festival international du film de Toronto

    James Franco raconte la première fois qu’il a vu le film «The Room»

    13 septembre 2017 | Victoria Ahearn - La Presse canadienne à Toronto | Cinéma
    James Franco
    Photo: Arthur Mola / Invision / AP James Franco

    Le parcours qui a mené James Franco jusqu’au dévoilement de son nouveau film The Disaster Artist a en quelque sorte commencé à Vancouver. L’acteur a réalisé cette nouvelle comédie en plus d’y tenir le rôle du réalisateur excentrique Tommy Wiseau.

     

    Dans ce long métrage, la caméra suit Tommy Wiseau et son acteur Greg Sestero, incarné par Dave Franco — le frère de James —, alors qu’ils tournent le film culte The Room, considéré par les initiés comme « le Citizen Kane des navets ».

     

    Tout juste avant la première de sa comédie au Festival international du film de Toronto (TIFF), lundi, James Franco a raconté comment il avait découvert The Room.

     

    En 2013, il a lu les mémoires de Greg Sestero, intitulés The Disaster Artist. Il n’a cependant pas vu le film The Room avant 2014, en marge du tournage de L’interview qui tue ! à Vancouver.

     

    James Franco raconte qu’un cinéma de Vancouver projetait The Room une fois par mois. Il a donc sauté sur l’occasion de voir le film et se rappelle avoir vécu une expérience incroyable. Le public lançait des cuillères, des ballons de football, des gens portaient le smoking. Il se souvient d’avoir entendu des spectateurs crier les répliques dans la salle. « C’était aussi la première soirée où j’ai rencontré Greg Sestero, et c’est à ce moment-là que nous avons commencé à parler de faire ce film », a raconté James Franco.

     

    Bien reçu par la critique

     

    The Disaster Artist a reçu une ovation lors de sa toute première projection en mars au festival South by Southwest, au Texas, alors qu’il n’était pas encore terminé. « Nous avons reçu plusieurs excellentes critiques après South by Southwest et c’était très touchant », a reconnu l’acteur et réalisateur déjà nommé aux Oscar.

     

    « Bien que ce soit un très mauvais film qui se trouve au coeur de l’histoire de mon film, j’y ai tellement mis d’efforts. Au moment où nous l’avons tourné, j’ai vécu une expérience très personnelle. Nous avons filmé dans des lieux où je traînais lorsque j’étais un jeune acteur qui tentait difficilement de faire sa place à Los Angeles et leur histoire qu’on raconte, de gens qui tentent de réussir, je peux m’y identifier. Je suis persuadé que des tonnes de gens peuvent s’y identifier. »

     

    « Alors, pour moi, c’est un film très personnel », a résumé James Franco.


    Le TIFF reconnaît les territoires autochtones avant ses projections Les spectateurs du Festival international du film de Toronto (TIFF) sont habitués aux annonces diffusées avant la projection principale, demandant de fermer les téléphones cellulaires, remerciant les bénévoles du festival et annonçant les commanditaires de l’événement.

    Cette année, on a toutefois ajouté une mention des groupes autochtones qui ont traditionnellement occupé le territoire où se déroulent les projections du festival.

    Ce geste s’ajoute à d’autres tentatives de réconciliation qui ont eu lieu à travers le Canada, notamment aux matchs des Jets de Winnipeg, où on rappelle aux partisans que la patinoire se trouve sur un territoire ayant auparavant appartenu aux peuples Anishinaabe, Cris, Oji-cris, Dakota et Dénés, de même qu’à la nation métisse.

    Au TIFF, les projections publiques commencent avec une déclaration : « Pour commencer, nous voulons remercier les Premières Nations Mississaugas of New Credit, Haudenosaunee et Huron-Wendat, gardiens originaux de ce territoire, de nous accueillir aujourd’hui et d’accueillir le TIFF sur leurs terres tous les jours. »

    Une porte-parole du festival affirme que la lecture de la déclaration n’est pas obligatoire, mais est faite lors de chaque événement public si possible. Elle précise que le festival a commencé à incorporer la déclaration à ses événements l’an dernier.

    Le directeur artistique du festival, Cameron Bailey, estime qu’il s’agit d’« un simple signe de respect ».

    « Nous sommes au beau milieu d’un long processus d’apprentissage, a-t-il déclaré par communiqué. Cela signifie parler de l’histoire et de la culture des peuples autochtones au Canada, et de ce que nous pouvons faire pour aider à décoloniser. Un petit geste est d’admettre que nous vivons et travaillons sur un territoire dont les nations autochtones ont pris soin pendant des générations. »












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires

    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.