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    Montréal inaugure l’oeuvre «Source», en même temps que la nouvelle entrée Bonaventure

    6 septembre 2017 |Caroline Montpetit | Arts visuels
    «Source» évoque «les racines qui nous lient à la terre», mais aussi la mosaïque culturelle qu’est la métropole, selon le sculpteur espagnol de renommée internationale, Jaume Plensa.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «Source» évoque «les racines qui nous lient à la terre», mais aussi la mosaïque culturelle qu’est la métropole, selon le sculpteur espagnol de renommée internationale, Jaume Plensa.

    Après le béton, l’art. C’est ce mercredi que la Ville de Montréal inaugure Source, l’oeuvre d’art public du sculpteur espagnol Jaume Plensa, qui orne la toute nouvelle entrée Bonaventure au sud de l’île de Montréal.

     

    Cette oeuvre, commandée par André Desmarais et France Chrétien-Desmarais, qui la prêtent par ailleurs aux Montréalais pour une période de 25 ans, est dévoilée à l’occasion de l’ouverture du parc situé au centre de la nouvelle entrée, à l’extrémité Wellington du nouvel espace vert. Vendredi, une autre oeuvre, Dendrites, de Michel de Broin, sera dévoilée à l’autre extrémité du parc.

     

    La sculpture représente une forme humaine, composée d’un enchevêtrement de lettres, et dont les racines se perdent dans le sol.

     

    « Vous savez, le projet Bonaventure est à mon avis une chose assez extraordinaire, dit Jaume Plensa, joint au téléphone. Parce qu’ils ont transformé une autoroute dans le centre-ville. Ils ont changé cela pour un boulevard, un long parc. Ils ont créé un espace pour les gens, plutôt que pour les voitures. Cela va créer une bonne attitude des gens de la ville envers la communauté. Créer un espace, pour les gens plutôt que pour la voiture. »

     

    Restera à voir la place que prendront vraiment les citoyens dans cet espace vert où on a planté quelque 300 arbres, puisque celui-ci demeure tout de même niché au milieu de plusieurs voies rapides.

     

    Source évoque donc « les racines qui nous lient à la terre », mais aussi la mosaïque culturelle qu’est Montréal. « Ce mélange extraordinaire donne une personnalité particulière à la ville, poursuit M. Plensa. L’oeuvre devient aussi un abri pour les gens qui passent en dessous de ces espèces de racines qui entrent dans la terre. C’est comme si les lettres avaient une prolongation dans les racines. Donc les gens vont regarder ce que la pièce regarde. C’est comme si on disait aux gens quoi regarder. Comme si on disait : « regardez avec moi ce qu’il y a devant ». Je crois que c’est une pièce qui essaie de former une communauté autour d’elle. »

     

    Jaume Plensa connaît bien Montréal, puisque son fils y a déjà habité. « Je connais Montréal. C’est une ville que j’aime beaucoup. J’ai quelques oeuvres au Musée des beaux-arts de Montréal, mais c’est la première fois que je fais une pièce vraiment pour la ville. »

     

    Legs du 375e

     

    Haute de dix mètres, Source est bien intégrée dans son milieu, croit-il. « C’est un espace énorme, très ouvert. Il y a cette usine de farine derrière, qui est iconique elle aussi. Il y a tous les anciens dépôts et les nouveaux bâtiments de chaque côté. L’espace est assez impressionnant. Et l’oeuvre est dans une bonne échelle en relation avec l’espace. »

     

    L’inauguration de la nouvelle entrée Bonaventure s’accompagnera de toute une série d’activités, qui se dérouleront jusqu’à samedi. Dès 9 h 30 ce mercredi, la rue Wellington sera fermée, entre les rues Duke et Nazareth, et une discussion publique au sujet de l’oeuvre Source sera animée par Mary Desmarais, doctorante en histoire de l’art à Yale, à 12 h 45. Jeudi, le parc, qui compte deux aires de jeux pour les enfants, accueillera les garderies Imagination et Bonne aventure. À midi, on propose une visite guidée de la fonderie Darling, et de l’exposition Momenta, Biennale de l’image.

     

    Vendredi, ce sera au tour de la rue Notre-Dame d’être fermée à la circulation des voitures entre Duke et Nazareth, et une discussion sur l’oeuvre Dendrites sera animée par Louise Déry. Samedi, jour des voisins, le parc se peuplera de camions de cuisine de rue, et on proposera, en plus de diverses prestations musicales, un atelier de verdissement sous forme de promenade-conférence avec une spécialiste.

     

    La Ville de Montréal travaille depuis 2011 à la réalisation de ce nouveau boulevard qui vise à retisser une trame urbaine dans un milieu occupé par une autoroute surélevée depuis 2011. Elle a choisi cette voie plutôt que de restaurer l’autoroute sur pilotis, et espère ainsi donner une meilleure visibilité à la ville à partir de ce point de vue.


    «Dendrites», de Michel de Broin, intégrée au seuil nord Du côté nord de la nouvelle entrée Bonaventure, l’oeuvre Dendrites a été érigée par l’artiste montréalais Michel de Broin. Michel de Broin s’intéresse, dans son oeuvre, aux limites des systèmes techniques et sociaux. Dendrites, en acier intempérique et en acier galvanisé, porte le nom des projections ramifiées du neurone, qui propagent les stimulations cérébrales. Le terme est dérivé de « dendron », qui signifie « relatif aux arbres ». Les sculptures en escalier de l’oeuvre évoquent les troncs des très grands arbres, dans lesquels les visiteurs peuvent grimper. L’oeuvre en prend aussi la couleur ocre. L’acier rappelle également l’histoire industrielle du site et de ses structures de fer.












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